Mars Bleu

Deuxième cancer le plus meurtrier en France, le cancer du côlon touche chaque année plus de 47 500 personnes et entraîne environ 17 000 décès. Pourtant, un test simple, à réaliser chez soi à partir d’un prélèvement de selles, permet de détecter des lésions précoces, des polypes ou un cancer débutant.

 

« Un test qui peut sauver la vie »

 

Présente lors de cette journée, Monique, 77 ans, a souhaité témoigner. Soignée il y a trois ans pour un cancer du côlon diagnostiqué à un stade précoce, elle a pu être opérée sans recourir à la chimiothérapie ni à la radiothérapie. Longtemps réticente à effectuer le test, estimant être en bonne santé, elle a finalement suivi la recommandation de son médecin.

Le dépistage a révélé la présence de sang dans les selles, conduisant à une coloscopie et à une prise en charge rapide. Aujourd’hui suivie régulièrement, elle insiste : « C’est important de le faire. »

Monique, sur la voie de guérisonMonique, sur la voie de guérison

La docteure Fanny Foubert, gastro-entérologue au CHU nantais, rappelle que 80 % des cancers colorectaux surviennent de manière sporadique, sans antécédent familial. Le dépistage s’adresse donc à toute personne âgée de 50 à 74 ans ne présentant ni symptôme ni facteur de très haut risque. « Ne pas avoir de symptômes ne signifie pas ne pas être concerné, bien au contraire », souligne-t-elle.

 

Rester attentif aux signes d’alerte

 

Si le test vise une population asymptomatique, certains signes doivent alerter : présence de sang rouge ou noir dans les selles, douleurs abdominales inhabituelles, modification durable du transit (constipation ou diarrhée). Dans ces cas, une consultation spécialisée s’impose.

Selon les médecins, un test positif conduit à une coloscopie : dans environ la moitié des cas, celle-ci est normale ; dans l’autre moitié, elle permet soit de retirer un polype avant qu’il n’évolue, soit de diagnostiquer un cancer à un stade précoce.

Fanny Foubert, gastro-entérologue au CHU de NantesFanny Foubert, gastro-entérologue au CHU de Nantes

À travers cette mobilisation, le CHU de Nantes entend rappeler qu’un geste simple, réalisé tous les deux ans, peut véritablement sauver des vies.