Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent en Nouvelle-Calédonie, avec environ 85 nouveaux cas par an. Il touche un peu plus les hommes que les femmes, soit environ 45 cas par an chez les hommes et 40 cas chez les femmes. Ce cancer se forme en majorité par la transformation maligne d’un polype intestinal au niveau de la muqueuse, tapissant la paroi du côlon et du rectum. Les facteurs de risque sont génétiques, acquis et environnementaux.
Des diagnostics à un stade avancé
En Nouvelle-Calédonie, il n’existe pas encore d’action publique en termes de dépistage organisé du cancer colorectal. Cela se fait en revanche chez le médecin, des dépistages dits opportunistes.
Une personne sur 30 développera ce type de cancer au cours de sa vie. Aujourd’hui, 85% des diagnostics concernent des personnes de plus de 50 ans et malheureusement trois cancers sur cinq sont diagnostiqués à un stade avancé.
Un kit simple d’utilisation
Un sujet encore très tabou dans nos sociétés, mais bonne nouvelle, il est désormais possible de s’autotester en Calédonie. Ce kit diagnostic utilise une technique de double anticorps. Dans le jargon médical, on l’appelle aussi le test sandwich.
Dans les intestins, il peut y avoir des anomalies qui produisent des microsaignements, invisibles à l’œil nu. C’est tout l’intérêt de tester ses selles. Le matériel utilisé est très simple, et aucun régime alimentaire n’est préconisé 48 heures avant comme les tests d’ancienne génération.
5 minutes d’attente
Après avoir réalisé les différentes opérations inscrites sur le mode d’emploi, il faudra patienter 5 minutes avant d’avoir le résultat. Dans l’Hexagone, le principe est le même, à la différence, que le mélange sera envoyé au laboratoire pour garantir encore plus de précision.
Enfin, en cas de doute, le médecin pourra prescrire une coloscopie : un examen qui consiste à filmer l’intérieur de l’intestin, sous anesthésie générale.