Écrit par


Maxime Fourrier

Publié le04/03/2026 à 06h30

Temps de lecture : 3 min

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Tout au long du mois de mars, la ligue contre le cancer lance une campagne de prévention autour du cancer colorectal. Dolores, 58 ans, en rémission d’un cancer du côlon, témoigne de son quotidien rendu difficile en raison de la maladie et incite tout un chacun à se faire dépister. Car ce cancer se soigne dans neuf cas sur 10 quand il est détecté à temps.

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Chaque année en France, près de 50 0000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués et 17 000 personnes en meurent. Il s’agit du deuxième cancer le plus meurtrier après le cancer du poumon. Pourtant, ce cancer se soigne dans neuf cas sur 10 quand il est détecté à temps.

Parmi les malades, Dolores Thorel, 58 ans. Son cancer colorectal a été diagnostiqué en 2021. « Le verdict est tombé quand je n’ai pas pu lever la jambe pour monter dans ma voiture », se souvient-elle. Ce jour-là, sa fille l’emmène aux urgences.

Depuis trop longtemps, Dolores Thorel ignorait les signaux faibles de sa maladie : douleurs, diarrhées et vomissements. En instance de divorce, elle était focalisée sur le fait de retrouver un emploi stable. « En fait ce jour-là je faisais une occlusion intestinale, raconte-t-elle. Quand ils m’ont opéré, ils ont vu que j’avais un cancer de stade 4 au côlon. »

C’est le début d’un long combat qui commence. Dolores Thorel enchaîne les opérations avec la chimiothérapie pour vaincre la maladie. Mais pour elle, le plus difficile reste la stomie, une intervention médicale qui a pour but d’ouvrir le côlon et d’installer une poche pour évacuer les selles lorsqu’elles ne peuvent plus l’être par les voies naturelles.

« Vous ne pouvez plus aller nulle part sans être obligé d’avoir sur vous tout votre matériel. Pour aller aux toilettes, c’est super compliqué, il faut vider votre poche », raconte Dolores.

Son quotidien est bouleversé : « Si ça se remplit de gaz, ça peut exploser et vous en avez partout. On ne se rend pas compte. C’est vraiment quelque chose d’handicapant. »

Si Dolorès prend la parole pour raconter publiquement son histoire, c’est pour souligner l’importance d’un dépistage régulier. Les médecins recommandent un examen tous les deux ans, pour les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans. Le kit se retire gratuitement en pharmacie après réception d’un courrier de l’assurance maladie.

Le dépistage se réalise en autonomie et de façon très simple. Il permet de détecter si la maladie est installée ou s’il y a une présence de polypes colorectaux (tumeurs bénignes). « Les polypes, on les enlève, insiste Ahmed Benhammouda, médecin et président du comité de Seine-Maritime de la Ligue contre le cancer. Et 90% des cancers du côlon proviennent des polypes, donc on va empêcher le cancer de s’installer. »

Dolores Thorel est aujourd’hui en rémission. S’il est diagnostiqué précocement, le cancer colorectal guérit dans 9 cas sur 10. La campagne de prévention choc « Va chier » se poursuit jusqu’à la fin du mois de mars.

durée de la vidéo : 00h02mn02s

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Le cancer du côlon touche 47 000 nouvelles personnes chaque année. A l’occasion de Mars Bleu, Dolores Thorel, atteinte par la maladie, prend la parole pour sensibiliser au dépistage.

©France Télévisions

Avec Emmanuelle Partouche et Didier Meunier