Comme chaque année depuis neuf ans, le cabinet de conseil en immobilier d’entreprise Arthur Loyd publie son baromètre sur l’attractivité et la résilience des métropoles françaises. Comment s’en sortent les villes près de chez vous ?
Grenoble, 3e grande métropole la plus attractive
Le cabinet tente de répondre à la question en proposant un classement des villes françaises. Il s’appuie sur 75 indicateurs statistiques dans des catégories comme les mobilités, le marché immobilier professionnel, le dynamisme démographique ou encore l’enseignement supérieur.
Selon ce classement, Toulouse est pour la troisième année consécutive, la très grande métropole la plus attractive, Lyon est Bordeaux complétant ce podium. Pour les grandes métropoles, Grenoble s’illustre à la 3e place, derrière Montpellier et Rennes qui se disputent la première place.
Sur le podium des métropoles intermédiaires, on retrouve Angers, Dijon et Reims. Enfin, ce sont Bayonne, Poitiers et La Rochelle qui se distinguent pour les agglomérations de taille moyenne.
L’étude propose également une analyse territoriale « pour décrypter de grandes mutations socioéconomiques et environnementales ». Et les nouvelles ne sont pas très bonnes… Fin septembre 2025, le nombre de destructions d’emploi dépassait celui des créations, pour la première fois depuis la crise sanitaire. Et le climat d’incertitude au niveau politique, géopolitique et économique n’y est pas pour rien !
Où est-ce qu’on s’en sort le mieux ?
L’analyse du cabinet Arthur Loyd révèle de grandes disparités selon les territoires et les secteurs économiques. Seul un tiers des départements français, soit 33 départements, enregistre encore un solde de création d’emplois supérieur aux destructions.
Sans surprise, les régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte-d’Azur sont les plus dynamiques. D’ailleurs, les créations d’emplois se concentrent essentiellement dans les grandes métropoles et les départements les plus peuplés. En revanche, le ralentissement est généralisé sur le reste du territoire.
Certains départements de la façade Atlantique et de la région Auvergne-Rhône-Alpes font exception. Dans la Drôme notamment, il y a eu plus de 1100 emplois créés dans le secteur privé entre le troisième semestre de 2024 et celui de 2025. Cette évolution positive de l’emploi résiste notamment grâce à Valence.
Cette dynamique s’observe également au sein de départements comprenant une métropole ou agglomération de taille intermédiaire ou moyenne, telles que Clermont-Ferrand mais aussi Annecy et Chambéry.
À l’inverse, les départements les plus affectés sont la Gironde (Bordeaux), la Loire-Atlantique (Nantes), la Seine-Maritime (Rouen, Le Havre), le Nord (Lille) et le Rhône (Lyon). L’Isère, où seul Grenoble fait exception, plonge également avec 2 033 emplois supprimés dans le secteur privé.
Les filières de la transition climatique, grandes gagnantes
L’augmentation des destructions d’emplois varie également en fonction des fillières. Selon le cabinet Arthur Loyd, les secteurs industriels et de la construction subissent depuis près de deux ans des destructions d’emplois importantes.
L’industrie verte s’en sort bien mieux et poursuit son essor en 2025. Les filières énergies renouvelables et recyclage et déchets ont concentré 93 % du nombre d’annonces d’investissement en France, sur l’enveloppe de 24,5 milliards d’euros pour la transition écologique.
Certains départements se distinguent d’ailleurs pour leurs investissements liés à la transition écologique. Le Nord est en tête du top 10 sur les montants investis, la Vienne et la Seine-Maritime se distinguent également. Si l’on prend le cumul depuis 2019, l’Isère figure à la 9e place de ce classement.
Concernant le nombre d’annonces d’investissements, et non le montant, c’est la Loire-Atlantique qui se hisse à la première place du classement. L’Isère brille à nouveau en 5e position pour l’année 2025 et en 10e sur les six dernières années.