Par
Thomas Rideau
Publié le
5 mars 2026 à 6h40
Le profil des entreprises qui arrivent à La Défense (Hauts-de-Seine) est en train de changer. Désormais, elles évoluent davantage dans le luxe ou l’habillement et s’installent sur des surfaces plus petites. En 2025, elles ont été très nombreuses à rejoindre le quartier d’affaires. Pierre-Yves Guice, directeur général de Paris La Défense, explique à actu Paris que ces nouvelles entreprises font leur apparition sur la dalle en partie grâce à un changement de stratégie des propriétaires d’immeubles.
Une demande accrue pour les surfaces intermédiaires
« Certains freins d’image tendent à disparaître : des secteurs comme le luxe, l’habillement ou la beauté, historiquement absents de La Défense, y renforcent progressivement leur présence », affirme Paris La Défense dans un récent communiqué. « Le phénomène ne date pas de l’année dernière, mais il s’est amplifié », complète Pierre-Yves Guice.
« Les marques de luxe ont commencé à regarder au-delà du centre de Paris. Toutes choses égales par ailleurs, cela coûte deux fois moins cher de s’installer à La Défense que dans le 8e arrondissement de Paris, par exemple », précise le directeur général.
2025 en quelques chiffres
En 2025, 106 transactions ont été signées, ce qui correspond à 149 320 mètres carrés « placés ». Le taux de vacance des tours se situe à 14,6% et 73% des transactions réalisées concernent des entreprises « exogènes » au territoire.
Lacoste, Kering, Christian Dior, Sephora ou encore Pandora ont ainsi posé leurs valises dans le quartier. Le directeur nuance tout de même : « Il y a aussi des questions d’image de marque. Les grandes maisons ne souhaitent pas déplacer leur siège social en dehors de Paris. Ce sont surtout les services supports ou informatiques que nous retrouvons à La Défense », souligne-t-il.
Si le quartier bénéficie d’une excellente desserte et d’une offre de services particulièrement développée pour les salariés, ce ne sont pas les seules raisons qui poussent ces entreprises à s’implanter dans l’ouest parisien.
Les élections municipales 2026
Suivez toutes les actualités des municipales 2026 dans une seule newsletter.
Les chiffres sont éloquents : « La Défense capte 40 % des entreprises qui quittent Paris pour des surfaces de moins de 5 000 m². » C’est précisément sur ces surfaces intermédiaires que le quartier tire son épingle du jeu. Un phénomène rendu possible par le changement de stratégie des propriétaires d’immeubles, qui louent désormais les tours « à la découpe », indique le directeur général.
« Il est possible de louer un ou deux étages d’une tour. Le dernier exemple en date, c’est Lacoste, qui a pris 2 500 m² dans la tour Altiplano. Avant, pour ce type de surface, il fallait aller dans des tours moins attractives. Aujourd’hui, on peut bénéficier de bureaux neufs, très bien équipés », et en plein cœur du quartier, se félicite Pierre-Yves Guice.
Résultat ? Le taux de vacance des bureaux se situe autour des 15 %. « Avant le Covid, on était entre 4% et 5 %, mais le chiffre tend à se stabiliser », note le responsable. Une clé de la solution se trouve peut-être dans ces nouveaux visages qui « rompent avec les profils des occupants historiques du quartier ».
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.