Le dossier judiciaire autour de la mort de Quentin Deranque continue de s’étoffer.
Selon les informations révélées par Le Parisien, deux hommes ont été arrêtés ce mercredi matin lors d’une opération menée dans le Rhône et dans l’Aube.
Âgés de 23 et 26 ans, ils ont été placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « association de malfaiteurs ». Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir pris part à l’agression violente qui avait coûté la vie au jeune militant identitaire.
Initialement confiée à la Division de la criminalité territoriale (DCT) du Rhône, l’enquête est désormais cosaisie par la sous-direction antiterroriste (SDAT). Cette unité spécialisée intervient notamment dans les dossiers liés aux mouvements politiques violents, ce qui explique son implication dans cette affaire.
Une agression survenue en marge d’une conférence à Sciences Po Lyon
Les faits remontent au 12 février dernier, à Lyon. Quentin Deranque, 23 ans, avait été violemment pris à partie et mortellement blessé lors d’un incident survenu en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon (7e).
Selon les enquêteurs, les deux suspects interpellés ce mercredi pourraient avoir participé au lynchage du jeune homme.
L’information judiciaire avait déjà conduit à plusieurs interpellations. Le 19 février, sept hommes âgés de 20 à 26 ans avaient été mis en examen à Lyon pour « homicide volontaire » ou « complicité. »
Parmi eux figurent deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault. Six suspects ont été placés en détention provisoire. Lors de leur garde à vue, aucun n’a reconnu être l’auteur de l’homicide. Selon une source proche du dossier, plusieurs personnes impliquées seraient membres ou proches de la Jeune Garde, un mouvement d’ultragauche fondé à Lyon en 2018 par Raphaël Arnault et dissous par le gouvernement en juin 2025.