L’État-major a assuré avoir obtenu la «complète garantie» que ces appareils «ne participent en aucune mesure aux opérations menées par les États-Unis en Iran».
Des avions militaires américains «de soutien» ont été autorisés sur la base militaire française d’Istres (sud-est) a annoncé jeudi l’État-major français, affirmant avoir obtenu la «complète garantie» que ces appareils «ne participent en aucune mesure aux opérations menées par les États-Unis en Iran». «Des avions américains de soutien aux opérations (pas des avions de combat) ont été acceptés sur la base aérienne d’Istres en France. (…) Compte tenu du contexte, la France a exigé que les moyens concernés ne participent en aucune mesure aux opérations menées par les États-Unis en Iran, mais strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région. Elle en a obtenu la complète garantie», a annoncé dans une déclaration l’État-major français.
Le président français, qui affirme que l’offensive déclenchée samedi par les États-Unis et Israël est menée «en dehors du droit international», a souligné que Paris devait «prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région». La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Émirats.
Plusieurs bases françaises attaquées aux Émirats
Deux bases françaises aux Émirats ont été attaquées par l’Iran, sans certitude qu’elles aient été délibérément visées, a précisé jeudi sur la radio RTL la ministre française des Armées Catherine Vautrin. La ministre a indiqué que six avions Rafale étaient arrivés en renfort aux Émirats. Face aux annonces d’Emmanuel Macron, l’opposition de gauche en France a mis en garde contre le risque pour Paris d’être entraîné dans le conflit.
Critiqué vertement par le président américain Donald Trump pour un supposé manque de coopération, le premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé mercredi que «des avions américains opéraient à partir de bases britanniques». L’Espagne a, elle, de son côté catégoriquement refusé une telle aide logistique aux avions américains.