« L’essentiel du prix du carburant, ce n’est pas les marges des distributeurs, (…) mais les taxes », a assuré Dominique Schelcher.

Dominique Schelcher à Boulogne-Billancourt, le 25 mars 2025. ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Dominique Schelcher à Boulogne-Billancourt, le 25 mars 2025. ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Le coût des carburants est essentiellement dû aux taxes versées à l’État, ce qui en fait le « grand gagnant » des hausses constatées depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a estimé jeudi 5 mars le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher.


« Plus de 51% du prix que vous payez à la pompe

part directement dans les poches de l’État », s’est justifié Dominique Schelcher, interrogé par

franceinfo

.

Selon les prix à la pompe recensés par Bercy, le litre de SP-95/E10 se vend jeudi matin en moyenne à 1,78 euro,

7 centimes de plus que le 27 février

, à la veille des premières frappes israélo-américaines en Iran.

Le patron de Coopérative U (Hyper U, Super U) a rappelé que « l’essentiel du prix du carburant,

ce n’est pas les marges des distributeurs, (…) mais les taxes.

 »

Le gouvernement rassaurant

« Depuis la fin de la semaine dernière, (…) on double la fréquentation » dans les stations essence », a indiqué Dominique Schelcher.

Le ministère de l’Économie reçoit jeudi les distributeurs de carburant pour « s’assurer » qu’ils ne pratiqueront pas de hausses exagérées des prix, par rapport à celle des cours du pétrole.

Invité à cette réunion, Dominique Schelcher a fait part de son intention de rappeler qu

e les distributeurs « (subissent) comme les clients la situation actuelle. »

Le ministre Roland Lescure avait appelé mercredi à « garder son sang-froid » car d’après lui, « il n’y aura pas de pénurie nationale ».