Après les terribles crues de fin janvier 2025, l’Ille-et-Vilaine a été frappée par de nouvelles inondations en février 2026. L’eau est montée moins haut qu’un an plus tôt, mais les dégâts ont été importants dans certains secteurs. Plusieurs communes ont demandé la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle auprès de l’État. Un processus qui ouvre la porte aux indemnisations des assurances.

Trente et une communes ont obtenu cette reconnaissance en Ille-et-Vilaine, selon un arrêté publié au Journal Officiel, mardi 3 mars 2026. Rennes ne figure pas dans cette liste. La municipalité n’en avait pas fait la demande. Un choix assumé : Cette décision a été prise après avoir estimé les dommages subis (qui ont pour l’essentiel concerné l’inondation de caves et de parkings), et les avoir mis en regard des conséquences qu’une telle reconnaissance aurait sur les cotisations des assurances de la Ville et sur les assurances individuelles des Rennais et des Rennaises.

24 mois pour se décider

En clair, la Ville, qui a fait un calcul coût avantage, a estimé qu’elle et les habitants auraient plus eu à y perdre sur le long terme avec des cotisations en hausse. Mais la décision n’est pas définitive : Le recensement des dommages se poursuit. Et la municipalité peut demander la reconnaissance jusqu’à 24 mois après les inondations.

À Rennes, la crue de février 2026 a été moins forte qu’un an plus tôt. Un temps, un scénario « à la 2025 » a été redouté. Pour prévenir la montée des eaux, la Ville avait distribué mille sacs de sable et plus de six tonnes de parpaings. Un barrage fixe avait même été acheminé en urgence pour contenir la crue près du rond-point du Gros-Malhon. Mais finalement aucune personne n’avait dû être relogée et il n’y a pas eu d’évacuations.