Victor, homme de ménage dans un hôtel sans histoire, n’a décidément rien d’un aventurier. Pourtant, lorsqu’une séduisante cliente lui demande d’assister à une mystérieuse transaction, son bon cœur et son incurable naïveté lui interdisent de refuser. Sans le savoir, Victor vient de mettre un pied dans un engrenage infernal qui le contraindra à se faire passer pour un ponte de la pègre mexicaine.
Les codes du vaudeville plus que ceux du théâtre du Grand Siècle
Imposture pour le moins dangereuse, car notre faux caïd devra bientôt affronter un vrai psychopathe très versé dans les méthodes expéditives. Mais pour les beaux yeux d’une vamp, un rien machiavélique, que ne ferait-on ?
Nouvelle pièce de David Fenouil, Le Mexicain malgré lui mêle allègrement ambiance policière et humour débridé. Il va de soi qu’en dépit du clin d’œil du titre, cette pétillante comédie n’a que peu à voir avec l’esprit de Poquelin et les codes du théâtre du Grand Siècle. Elle a en revanche tout à voir avec les codes du vaudeville bien compris. Rythme échevelé, répliques savoureuses, quiproquos en cascade et bonne humeur généralisée attendent, à en croire le théâtre de Jeanne, les spectateurs.
À noter que la même équipe avait présenté, sur ces mêmes planches, Le Mari de ma femme, de joyeuse mémoire.
«Le Mexicain malgré lui», au théâtre de Jeanne, 5 rue des Salorges, du 5 au 22 mars, du jeudi au samedi à 20 h 30, le dimanche à 17 h. Tarifs : de 14 à 22 €. www.theatre-jeanne.com ou 06 99 10 76 05