PRO D2 – Dans un match longtemps indécis, Grenoble s’est imposé dans les dernières secondes face à Soyaux-Angoulême (24-20), vendredi 6 mars au Stade des Alpes. Les Isérois ont trouvé la faille à la sirène grâce à un essai décisif d’Hugo Trouilloud, récompensant leur engagement dans les derniers instants.

Un final irrespirable. À l’occasion de la 23e journée de Pro D2, Grenoble a arraché un succès précieux face à Soyaux-Angoulême (24-20), vendredi 6 mars. Longtemps bousculé par une formation charentaise opportuniste, le FCG a finalement renversé la rencontre dans les toutes dernières secondes grâce à un essai d’Hugo Trouilloud. Un dénouement cruel pour les visiteurs, mais logique au vu de la pression exercée par les Grenoblois en fin de rencontre.

Un premier acte accroché

Le Stade des Alpes n’a pas attendu longtemps pour vibrer. Dès les premières minutes, Nadir Megdoud a profité d’un coup de pied bien senti d’Éric Escande pour filer inscrire le premier essai de la rencontre (3e, 5-0). Grenoble a pris les devants, avant de s’appuyer sur la précision au pied de Romain Trouilloud pour conserver l’avantage.

Mais Soyaux-Angoulême ne s’est pas laissé distancer. Après une pénalité de Ben Botica, Arthur Proult a conclu une belle séquence collective pour donner l’avantage aux Charentais (27e, 8-10). Les Isérois ont finalement repris la main avant la pause grâce à deux pénalités de Trouilloud, virant en tête au terme d’un premier acte engagé mais équilibré (14-10).

Angoulême frappe au bon moment

Au retour des vestiaires, les débats sont restés serrés. Les deux équipes se sont rendues coup pour coup, sans parvenir à se détacher. Après plusieurs occasions manquées de part et d’autre, Soyaux-Angoulême a finalement frappé au bon moment. Sur un coup de pied astucieux de Ben Botica, Arthur Proult a prolongé au pied pour Jules Dubecq, qui a filé inscrire l’essai de l’avantage (60e, 14-17).

Les Charentais ont alors pris confiance et continué d’occuper le camp grenoblois. Ben Botica a ajouté une pénalité lointaine pour creuser légèrement l’écart (17-20), laissant planer le doute sur l’issue de la rencontre.

Le sursaut grenoblois à la sirène

Mais Grenoble n’avait pas dit son dernier mot. Poussés par leur public, les Isérois ont choisi de jouer les pénaltouches plutôt que les points, multipliant les séquences près de la ligne adverse. La défense charentaise a finalement plié dans les derniers instants.

À quelques secondes de la sirène, Hugo Trouilloud a hérité du ballon sur l’aile, avant de résister à la défense adverse pour aplatir en coin l’essai de la délivrance. Son frère aîné, Romain Trouilloud, a ensuite assuré la transformation pour sceller définitivement la victoire des siens (80e, 24-20).

Un succès arraché au bout du suspense qui confirme la bonne dynamique grenobloise. Pour Soyaux-Angoulême, la frustration est immense après avoir longtemps cru tenir un précieux succès à l’extérieur.