Jeudi 26 février, le siège du journal L’Est Républicain, situé à Houdemont, au sud de Nancy, était la cible d’une alerte à la bombe. Au téléphone, un homme menaçait de faire exploser le bâtiment de l’entreprise historique lorraine et disait agir « contre la corruption juive » et « pour ses frères en Syrie. »

Aussitôt, la direction du journal alertait les forces de l’ordre, qui dépêchaient plusieurs patrouilles et déclenchaient un dispositif de sécurisation. Vers 10 h 30, l’ensemble du personnel était évacué. Le retour à la normale n’était constaté qu’à 12 h 30 après toutes les vérifications nécessaires.

Une enquête pour « divulgation de fausses informations pour faire croire à une destruction dangereuse » a été ouverte.

Mystère

Mais depuis une semaine, cette enquête semble gravement piétiner.

Selon nos informations, aucune arrestation n’est intervenue dans cette affaire. Et le profil exact de l’homme au téléphone demeure un mystère.

Contacté ce jeudi 5 mars, François Capin-Dulhoste, le procureur de la République de Nancy, explique que « le parquet de Nancy a confié l’enquête à la division de la criminalité territoriale de la DPIN 54, déjà saisie de l’alerte à la bombe visant la mairie de Saint-Max l’avant-veille ».

« Les investigations se poursuivent, indique le magistrat. Aucune personne n’a été interpellée à ce stade. »