Attentif à l’évolution des prix du carburant à la pompe en raison de la guerre en Iran, et alors que La France insoumise veut déposer un texte de loi pour encadrer les prix, porteur de mesures de pouvoir d’achat et déterminé à relancer la consommation « made in France » des ménages, le ministre des PME, du Commerce, du Tourisme et du pouvoir d’achat Serge Papin a répondu aux questions de Ouest-France.

Le prix du litre de gazole a augmenté de 20 centimes depuis le début de la guerre en Iran. Allez-vous prendre des mesures ?

Nous faisons face à un choc extérieur avec lequel nous devons composer. La première chose, c’est qu’il n’y a pas de problème de stock, ni d’approvisionnement de carburant à court terme, ce qui est rassurant. Sur la question des prix, nous surveillons leur évolution. Je sais que nous avons été entendus par les distributeurs lors de la réunion organisée jeudi à Bercy car nous poursuivons le même objectif : l’intérêt général, dans une crise dont on ne sait pas bien encore si c’est un 100 mètres ou un marathon.

Des contrôles seront menés par la DGCCRF. Les mauvais joueurs seront-ils sanctionnés ?

Ces contrôles sont une mise en garde contre ceux qui seraient tentés de profiter de la situation. Le juge de paix, c’est la concurrence. La meilleure façon de lutter contre les profiteurs, c’est que les clients se renseignent sur carburant.gouv.fr. J’encourage nos concitoyens à bien comparer les prix entre les stations et ne pas hésiter à aller vers la moins chère.

La meilleure façon de lutter contre les profiteurs, c’est que les clients se renseignent

— Serge Papin

À défaut de sanction juridique, vous pourriez dénoncer publiquement les profiteurs ?

On n’en est pas là encore. Dans ces périodes de tensions, il faut jouer collectif et c’est ce que nous avons rappelé avec Roland Lescure et Maud Bregeon lors de notre réunion des avec les distributeurs.

Vous êtes vous fixé un plafond à partir duquel il faudrait intervenir par un blocage, un rabais comme en 2022 ou une baisse de la fiscalité ?

Toutes ces mesures – dont certaines sont discutables – ne peuvent s’envisager que dans une situation de grande tension dans la durée. Or aujourd’hui, on n’est pas dans…