Dans un courrier adressé au préfet de Loire-Atlantique en date du 3 mars 2026, trois organisations syndicales, la CGT, FSU et Solidaires, demandent au représentant de l’État de prendre toutes les mesures pour protéger les manifestations organisées les 7 et 8 mars 2026 à Nantes et Saint-Nazaire, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

« Un risque de danger important pour le cortège »

Ces manifestations organisées par les syndicats et associations féministes sont toujours pacifiques. Cependant, depuis plusieurs années, elles sont perturbées par la participation de Némésis, collectif féminin d’extrême droite identitaire. Ce collectif présente un risque de danger important pour le cortège et pour les personnes qui souhaitent y participer », estiment Ronan Lherbier (CGT), Bernard Valin et Céline Pella (FSU) et Mathilde Peyrache (Solidaires).

Ils poursuivent : Némésis a tenté de perturber nos manifestations depuis 2019 : s’infiltrer dans nos cortèges avec de fausses pancartes, puis dévoiler leurs slogans racistes et se victimiser ensuite. Et à chaque fois, précisent-ils, les quelques activistes de Némésis sont protégées par plusieurs dizaines d’hommes, militants de groupuscules d’extrême droite, formés à l’action violente et prêts à en découdre.

Les trois organisations syndicales demandent au préfet de prendre toutes les mesures nécessaires contre la présence de Némésis dans et aux abords de nos manifestations. Si ce collectif souhaite défiler, qu’il organise ses propres initiatives loin des nôtres au lieu de venir les saboter ».

Manifestations à Nantes, le samedi 7 mars, à partir de 14 h, rue de La Marne, départ en manifestation à 15 h 40 et à Saint-Nazaire, le dimanche 8 mars, à 15 h 40, place de l’Amérique latine.