Celui-ci indique que, lors des auditions de garde à vue, il est apparu que le mineur avait pris le couteau « chez lui le matin même pour faire du mal à un élève de sa classe ». Ce mercredi 4 mars, il a caché dans un premier temps l’arme dans sa chaussure en entrant dans le collège puis dans sa manche.

« Il avait appelé la victime en classe en lui disant pour l’attirer : ‘‘J’ai une affaire à toi dans ma trousse’’ », poursuit Arnaud Laraize, indiquant que le jeune homme a alors frappé sa victime “une première fois à l’abdomen puis, face à sa fuite, l’avait poursuivi pour le frapper une seconde fois à l’épaule ». « Sa professeure s’était alors interposée et il lui avait remis sans difficulté son arme avant d’être pris en charge par l’équipe éducative et de direction. »

Un « protecteur »

L’adolescent a maintenu son intention d’occasionner des « souffrances » au collégien, mais a réfuté l’intention de porter atteinte à sa vie. Il a affirmé avoir été inspiré par des vidéos d’actes similaires trouvées sur Internet. Les « comportements dénigrants » de l’élève blessé envers plusieurs camarades de classe ont motivé son geste. Cependant, les auditions des autres élèves ont contredit sa version, dans laquelle il se présente comme un « protecteur » qui aurait agi face à un harceleur. Du reste, l’établissement scolaire n’a été destinataire d’aucun signalement ou plainte de la part d’élèves de la classe.

« L’exploitation de son téléphone portable a permis d’établir que le mis en cause avait filmé l’agression qu’il avait commise avec une volonté potentielle de diffusion en direct sur les réseaux sociaux, signale le procureur. Par ailleurs, il apparaît que le mis en cause consultait, de manière régulière, pour se divertir, des vidéos de tuerie de masse d’attaque au couteau et de décapitation. »

Une ouverture d’information a été requise par le parquet de La Rochelle, après la fin de la garde à vue. Le collégien a été présenté vendredi après-midi devant un juge d’instruction, qui l’a mis en examen des chefs de tentative d’assassinat, « le magistrat estimant à ce stade que la préméditation était suffisamment caractérisée ».