Que chante ce recueil ? interpelle l’écrivain désormais nantais Falmarès. Le Jardin des Flamboyants chante la grandeur de l’homme, la possibilité de s’inventer un destin plus solaire, plus beau, plus légitime, plus noble. Il chante l’hymne d’un exil ».C’est ainsi que se présente Falmarès, poète et peintre, dans ce tout nouveau livre, le second chez le même éditeur, Flammarion.
Tout poète rêve d’écrire un grand poème », dit-il encore. Moi aussi j’ai ce rêve-là. J’espère que ce recueil se rapproche de ce rêve, ou peut-être qu’il en est un. Dans les pires moments de ma vie, j’ai découvert une belle merveille, la poésie, l’art de voir les choses autrement. Je ne veux pas du confort. Je veux de la poésie.
Avec des titres de poèmes tels que « J’ai assez vécu pour écrire » , « Liberté secrète », « Mon amie », « Une balade à Conakry » ou « Comment écrire une langue maternelle », Falmarès invite à le suivre avec douceur dans ces périples et voyages intérieurs. Il se livre à nouveau à travers des textes ciselés de moments vécus et crie son amour pour la poésie.
Parmi les pépites, on retiendra plusieurs hommages dont l’un adressé à l’écrivain Joseph Ponthus (1978-2021) qui l’avait alors pris sous son aile, un autre au café La Perle qui accueille l’Atelier de français et qu’il qualifie de maison du peuple ainsi qu’à la Ville de Nantes et même aux transports en commun Naolib.
Né en 2001 à Conakry, c’est en 2016 que Falmarès quitte la Guinée après la disparition de sa mère. Arrivé en Italie dans un camp pour migrants , il écrit alors ses premiers vers en français. Son premier recueil, publié en 2018, recevra le prix Lycée de poésie de l’Unicef. L’éditeur Flammarion le lancera au niveau national en 2023 en publiant Catalogue d’un exilé.
Dédicace : samedi 7 mars, à 15 h 30, librairie Coiffard, 8, rue de la Fosse.
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