Un homme s’est vu remettre par un autre individu un engin enveloppé de ruban adhésif dégageant une épaisse fumée, en marge d’une manifestation d’extrême droite.
La police de New York a arrêté samedi un homme qui avait lancé ce qui semblait être deux engins explosifs de fortune en marge d’une manifestation d’extrême droite devant la résidence du maire de New York.
La cheffe de la police de New York, Jessica Tisch, a déclaré que les dispositifs contenaient des écrous, des boulons et des vis, mais il n’était pas immédiatement clair s’il s’agissait d’engins explosifs improvisés fonctionnels ou d’imitations inoffensives.
Un homme vêtu d’un sweat-shirt à capuche, visiblement opposé aux manifestants, s’est vu remettre par un autre individu un engin enveloppé de ruban adhésif dégageant une épaisse fumée. Il l’a laissé tomber près de policiers avant de franchir une barrière de sécurité. Plus tôt, il avait déjà lancé un engin similaire vers un groupe de manifestants dont faisait partie l’influenceur d’extrême droite Jake Lang.
«Des flammes et de la fumée»
Ce dernier, connu pour ses positions ultraconservatrices, prenait part à une manifestation contre l’«islamisation» et les musulmans devant la résidence officielle de Zohran Mamdani, premier maire musulman de New York, qui a pris ses fonctions au 1er janvier. La police, déployée en nombre, a arrêté l’individu qui a jeté les engins explosifs, ainsi qu’un autre homme.
«Des témoins ont rapporté avoir vu des flammes et de la fumée» se dégager du premier engin, a raconté Jessica Tisch lors d’un point de presse. Elle a identifié le suspect comme un certain Amir Balat, 18 ans.
«D’après un examen préliminaire et des images radiographiques, les engins, qui étaient un peu plus petits qu’un ballon de football (américain), semblaient être dans un bocal enveloppé de ruban adhésif noir, contenant – c’est important – des écrous, des boulons et des vis, ainsi qu’une mèche pouvant être allumée», a ajouté Jessica Tisch. «Nous ne savons pas encore si elles contenaient des matières énergétiques (explosives)», a-t-elle ajouté.
«La haine n’a pas sa place dans notre ville»
L’homme arrêté, visiblement un contre-manifestant, a crié «Allah Akbar», selon un journaliste de l’AFP présent sur les lieux. La manifestation d’extrême droite avait attiré une vingtaine de personnes, selon la police, et environ 125 personnes étaient venues s’y opposer. Quelques échauffourées ont éclaté, apparemment entre manifestants et contre-manifestants.
Une contre-manifestante, Mia Kurzer, 23 ans, a expliqué à l’AFP être venue pour montrer que «la haine n’a pas sa place dans notre ville». «Nous avons élu démocratiquement un maire musulman, et c’est ça, New York. Nous avons différentes cultures, et nous devons les célébrer.»