L’épée de Damoclès circonvoluait au-dessus de sa tête depuis quatre ans et demi. Obligeant Me Karim Bouguessa à remiser temporairement sa robe noire, le glaive de la justice a finalement tranché la semaine dernière.

À la fois poursuivi pour tentative de soustraction de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité, et violation du secret professionnel, cet avocat marseillais vient d’être condamné à 8 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende délictuelle et interdiction d’exercer pendant 4 mois.

Quant à évaluer si le fil du glaive s’est avéré un peu émoussé ou au contraire trop acéré, ce ne sont pas ses confrères du barreau de Marseille qui se risquent à l’exercice. Motus et bouche cousue dans les rangs de la profession pourtant rompue à l’éloquence et la rhétorique. Une exception cependant : Me Frédéric Monneret qui, en sa qualité de conseil du principal intéressé, peut s’autoriser commentaires et appréciations.

« Il a fait l’objet d’une pression à la limite de la contrainte »

Cet avocat dont la fine moustache savamment calandrée est à peu près aussi célèbre que ses plaidoiries léchées a défendu Me Bouguessa lors de sa CRPC…