Emmanuel Grégoire et Rachida Dati poursuivent leur duel à distance à une semaine du premier tour des élections municipales. Dans des entretiens accordés à La Tribune Dimanche et publiés dans l’édition de ce dimanche 8 mars, les deux candidats favoris pour l’emporter à Paris mettent chacun l’accent sur leur volonté de changement après les deux mandats d’Anne Hidalgo.

Donné en tête du premier tour dans le dernier sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV, La Tribune Dimanche et Le Figaro avec 32% des intentions de vote, le candidat de la gauche unie hors LFI promet ainsi un « changement de méthode » par rapport à Anne Hidalgo. Tout en reconnaissant « des points communs évidents sur la vision politique et les grands enjeux de transformation de la capitale ».

« Il y aura des différences dans la façon de faire », assure le député socialiste et premier adjoint à la maire de Paris de 2018 à 2024.

Ayant « l’obsession du quotidien », Emmanuel Grégoire se dépeint par exemple en édile « plus proche des Parisiens, disponible » et qui « rendra compte de (s)on action chaque année, dans chaque quartier ».

Pour Rachida Dati, Emmanuel Grégoire est « l’héritier d’Anne Hidalgo »

Rachida Dati, qui arriverait en deuxième position du premier tour avec 26,5% des suffrages exprimés selon le sondage Elabe/Berger-Levrault, n’est elle pas convaincue par le changement prôné par son adversaire. Invitée à qualifier Emmanuel Grégoire en un mot, elle le décrit comme l' »héritier d’Anne Hidalgo ».

Et lorsqu’elle doit résumer le projet qu’elle porte, un mot lui vient aussi à la bouche: « Changer ». « Il faut changer de méthode, de priorités, de vision. Il faut changer d’équipe », ajoute la candidate soutenue par LR, le Modem et l’UDI.

Insistant sur la propreté et la sécurité de la ville, Rachida Dati fait du 18e arrondissement de la capitale le quartier qu’elle entend transformer, lui qui « concentre tout ce qui fait l’âme de Paris et tous les échecs d’Emmanuel Grégoire ».

« Montmartre a été défiguré. Le surtourisme incontrôlé a attiré la délinquance, qui se déploie en toute impunité », tacle l’ancienne ministre de la Justice.

Emmanuel Grégoire associe de son côté le mot « Procès » à Rachida Dati, référence au fait que la maire du 7e arrondissement comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris en septembre prochain pour « corruption » et « trafic d’influence » dans l’affaire Renault-Nissan. À ce sujet, la principale intéressée se dit à nouveau « très sereine » et demande aux Parisiens « de (lui) faire confiance »: « Maire de Paris, je changerai leur vie. »

Article original publié sur BFMTV.com