C’est un jugement qu’Alice Lamailloux, avocate au Barreau de Marseille, et sa cliente attendaient avec impatience. Le 18 décembre dernier, le conseil des Prud’hommes de Marseille a tranché en leur faveur.
Tout a commencé au printemps 2024 quand sa cliente, une auxiliaire de vie qui travaillait de nuit chez des personnes malades ou dépendantes, a annoncé à son employeur sa grossesse. « Ma cliente a alors commencé à recevoir des avertissements. Son employeur lui disait qu’elle mettait trop de temps à intervenir quand les clients la sollicitaient au milieu de la nuit ou qu’elle faisait preuve d’un mauvais comportement car elle comparait son emploi du temps avec celui de ses consœurs. » Autant de griefs qui ont permis d’enclencher un licenciement pour faute grave.
Du jour au lendemain, enceinte de quelques mois, sa cliente s’est donc retrouvée sans travail et sans indemnité. Selon le Code du travail, le licenciement est impossible pendant le congé maternité, avant et après la naissance.
La salariée peut bénéficier d’une protection relative à partir du jour où elle informe son employeur de sa grossesse jusqu’à son congé maternité et dans les dix semaines qui suivent ce congé. Dans ces deux …