Par
Zoe Hondt
Publié le
8 mars 2026 à 16h38
Un homme de 27 ans a été jugé en comparution immédiate au tribunal de Lille (Nord), lundi 2 mars 2026, pour vol aggravé et conduite sans permis ni assurance. Les faits se sont déroulés les 19, 25 et 26 février derniers, sur le parking entre Carrefour et Ikea à Lomme. Accompagné d’un complice, il subtilisait de l’outillage dans les camionnettes des clients.
Multirécidiviste, il reconnaît la moitié des faits
C’est sur le parking entre Carrefour et Ikea, à Lomme (Nord), que le prévenu opérait avec un complice. Le 25 février 2026, un client se rend au poste de contrôle de sécurité de l’hypermarché : il s’est fait voler du matériel dans sa camionnette. Les agents font le rapprochement. Des faits similaires ont eu lieu quelques jours plus tôt, le 19 février, bien que les malfaiteurs soient repartis au volant d’une voiture différente. Grâce aux images des caméras de surveillance, un homme est identifié.
Le lendemain, le 26 février 2026, à nouveau au même endroit, l’homme est interpellé. Des agents de la BAC le repèrent au volant du même véhicule que la veille, vers 19 h 45. Il décline son identité et reconnaît les vols, mais nie avoir conduit sans permis ni assurance. D’origine bosnienne, le prévenu possède un permis de conduire non valide en France. « J’ai un bracelet électronique, je ne vais pas faire ça ! C’est mon beau-père qui a conduit », soutient-il au tribunal.
« Du vol à la roulotte sans grand professionnalisme »
« C’est un amateur, du vol à la roulotte sans grand professionnalisme. Il a directement donné son identité », plaide l’avocat du prévenu. Il ajoute que la police n’a pas eu besoin de « faire de grandes recherches pour les retrouver ». Les deux entreprises victimes des vols ne se sont pas constituées parties civiles. Une absence au tribunal qui en dit long sur la nature des vols selon l’avocat.
Il met également en avant de nouveaux éléments : une des deux voitures serait bel et bien assurée et rien ne prouve que le prévenu ait été le conducteur les 19 et 25 février. Les caméras de surveillance ne permettent pas de le prouver. L’avocat souhaite une relaxe partielle des faits imputés à son client.
Le procureur de la République pointe du doigt la « situation irrégulière » du prévenu. Sans travail, il comptait vendre son butin pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses cinq enfants. Il requiert un an d’emprisonnement et 500 euros d’amende. Le tribunal suit les réquisitions et condamne le prévenu de 27 ans à douze mois de prison ferme et à une amende de 400 euros.
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