Bousculade, coups de matraque et tirs de gaz lacrymogènes : ce dimanche à midi, le face à face entre le collectif « Nous Vivrons », né au lendemain des massacres du 7 octobre 2023, et les féministes de « Marseille 8 Mars », qui compte dans ses rangs des asociations juives telles que Kessem ou Sedek, a été tendu sur la Canebière.

Juchées sur le plateau d’une camionnette, les militantes du collectif « Nous Vivrons », né au lendemain des massacres du 7 octobre 2023, brandissent des pancartes « Juives invisibilisées, féminisme en danger ». « On n’entend pas assez défendre les femmes juives », pointait ainsi Sophie Nezri, pilier de ce mouvement. En face, Sara, de « Marseille 8 Mars », ripostait : « Nous défendons les droits des femmes, quelle que soit leur religion, mais nous sommes aussi profondément anti-impérialistes, anti-fascistes et anti-racistes. Nous Vivrons est un groupe réactionnaire. »

« Chez nous il y a des gens qui soutiennent le gouvernement de Netanyahou et d’autres pas », rétorque Sophie Nezri. Les fanatiques, ce sont elles! »

Si aucune violence physique ne s’est manifestée entre les deux groupes, la police a en revanche décidé de repousser les manifestantes féministes de « Marseille 8 Mars ». Les gaz lacrymogènes ont envahi vers 12h30 le croisement avec la rue Albert 1er et dispersé le groupe.