« L’un des plus gros dossiers de blanchiment que la juridiction marseillaise ait eu à traiter. » Ce jour de début mars, les mots forts du procureur Mathieu Bertola contrastent avec une salle du tribunal correctionnel entièrement vide. Et pour cause : malgré les injonctions répétées de la justice française, les mis en cause, qui se trouveraient au Maroc, se sont prudemment abstenus de donner signe de vie.

Les chiffres donnent le tournis : sur la seule période de prévention, entre janvier 2015 et décembre 2016, ce sont près de 300 « voyages » qui auraient été organisés par les collecteurs pour près de 70 millions d’euros blanchis. Probablement, la face immergée de l’iceberg.