DÉCRYPTAGE – Le gouvernement russe, qui a beaucoup puisé dans ses réserves financières, l’an dernier, pour pallier la baisse de ses revenus pétroliers, espère tirer bénéfice de la nouvelle crise des hydrocarbures.

La Russie sera-t-elle l’un des principaux bénéficiaires économiques de la guerre en Iran ? Ce propos contre-intuitif est suggéré par un titre du quotidien Kommersant, cette semaine. Le journal pointe en effet l’aubaine providentielle, quoique fragile, de la hausse du prix des hydrocarbures pour renflouer le budget d’un pays qui consacre désormais 10 % de son PIB à la guerre en Ukraine. Les bombardements israélo-américains sur Téhéran, la riposte de celle-ci contre les capitales du Golfe et le blocage du détroit d’Ormuz ont propulsé le pétrole russe, l’Urals, des 41 dollars le baril qu’il affichait en janvier, à 51,60 dollars en fin de semaine.

« La détérioration de la situation au Moyen-Orient renforce l’attrait des ressources énergétiques russes, malgré les sanctions et les restrictions, et crée de nouvelles opportunités de développement communes avec la Chine, l’Inde et d’autres pays de la région », indique Alexeï Grivach, directeur adjoint du Fonds national russe pour la sécurité…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir.

Le Figaro

Vente Flash

-70% sur votre abonnement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous