« Il y a également eu quatre départs en retraite », précise Domnique Combeau. La marque est conservée. L’entièreté du stock est, elle, délocalisée à Signes, dans le Var. De quoi « permettre des économies de logistique ».
Dominique Combeau connaît très bien Gilles Matrullo, le patron de Stove industry (propriété du groupe belge PWG qui compte 2000 salariés pour un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros) dont l’accent trahit ses origines sudistes. « On travaille ensemble depuis dix ans, on fournissait à Chazelles des poêles à granulés », déroule le Pdg. Pourquoi croquer le confrère charentais ? « Ça nous permet de nous diversifier, d’avoir cette expertise désormais dans la cheminée et le poêle à bois dans un marché qui est ultra compliqué », explique le dirigeant.
Une chaîne de magasins commune
En effet, depuis deux ans, le marché du poêle à granulés subit un violent retour de flammes. Après une période post covid porteuse pendant laquelle les ménages se sont largement équipés, portés par un dispositif MaPrimRénov’ alléchant en la matière, « le marché, qui a connu un pic exceptionnel », s’effrite sérieusement. « Il y a vingt ans, nous étions moins de dix producteurs de poêles à granulés en France, il y en a une centaine aujourd’hui », chiffre Gilles Matrullo. Au début des années 2000, 250 000 appareils de chauffage à bois et granulés se vendaient chaque année, « on est montés à 400 000 en 2022, pour redescendre à 260 000 l’an dernier. »
Dominique Combeau voit une logique à cette opération : « Pour nous, c’est une solution d’avenir. Nous étions en redressement judiciaire. Ça donne un renouveau à la marque. Avoir un partenaire fiable, solide, ça va nous permettre de rebondir. »
À terme, la fusion des deux réseaux de magasins devraient les positionner comme un réseau majeur en France. Stove industry, compte 37 magasins de poêles à granulés sous la marque éponyme, Chazelles en a vingt. Un mariage qui devrait conduire à plus d’une cinquantaine de magasins, une chaîne qui sera rebaptisée « Inter Stoves Chazelles ».