Posted On 7 mars 2026
Au débat organisé par le Dauphiné Libéré, confrontée par Alain Carignon, Laurence Ruffin a péniblement tenté d’assurer qu’elle n’augmenterait pas les impôts des Grenoblois si elle était élue. Un mensonge qui n’a pas fait long feu.
RUFFIN ENCHAINE DEUX MENSONGES
Pour la première fois, la candidate des Verts daignait enfin répondre à une interpellation, elle qui tentait jusque-là de survoler la campagne en restant sur des généralités de façades et en évitant tout ce qui la gêne. Visiblement très peu à l’aise et fébrile, elle a assené coup sur coup deux mensonges : d’abord qu’elle n’aurait rien à voir avec la majorité Piolle, et ensuite qu’elle n’augmenterait pas les impôts au cours du mandat si elle venait à être élue.
Capture d’écran le Dauphiné
60% DE LA LISTE RUFFIN ÉTAIENT DÉJÀ SOUTIENS DE PIOLLE
Alain Carignon l’a de suite repris au vol : « elle est totalement comptable du bilan Piolle mais cherche à y échapper », rappelant qu’elle repart entourée de 14 élus de la majorité Verts/LFI sortante (dont l’adjoint au commerce Alan Confesson, l’adjointe à l’urbanisme Margot Belair, l’adjointe aux quartiers populaires Isabelle Peters…), et que plus de 60% de sa liste est composée de membres du comité de soutien d’Eric Piolle en 2020. Elle a été placée là par Piolle pour poursuivre la même politique avec les mêmes.
IMPOTS : PIOLLE A MENTI EN 2020, RUFFIN MENT EN 2026
Deuxième mensonge : elle a affirmé et réaffirmé qu’elle n’augmenterait pas les impôts si elle était élue. Là encore, la réponse d’Alain Carignon ne s’est pas faite attendre : « c’est un mensonge. Eric Piolle m’avait répondu la même chose en 2020. Vous l’augmenterez, tout comme la métropole le fera ».
Interrogé pendant la campagne de 2020, Piolle avait en effet assuré la main sur le cœur qu’il ne toucherait pas à la taxe foncière. 3 ans plus tard, à mi-mandat, il imposait une augmentation de +33% nous propulsant en tête (et de loin) des grandes villes pour l’impôt.
LES VERTS ET LE PS PLAIDENT DÉJÀ POUR UN NOUVEAU MATRAQUAGE
C’est d’autant plus cousu de fil blanc avec Laurence Ruffin que ses propres colistiers l’ont déjà démenti et confirment les propos d’Alain Carignon. Tout au long du mandat, les Verts qui l’accompagnent aujourd’hui ont plaidé pour une augmentation de la part de taxe foncière de la métropole. Et la socialiste qui l’a rallié et figure en 3ème position sur sa liste, Amandine Germain, pérorait encore sur les plateaux télé il y a quelques mois : « on ne va pas s’interdire d’actionner le levier fiscal ».
LA TRAJECTOIRE VILLE/MÉTROPOLE MÈNE AUX IMPÔTS..
Bien sûr à 8 jours du 1er tour, Laurence Ruffin tente tant bien que mal de nier tout ça pour tromper les électeurs. Mais on peut supposer que celle qui revendique sans cesse son passé de chef d’une entreprise de vente de logiciels qui fonctionne bien (sans que jamais elle n’en fasse bénéficier le territoire ou n’aide le moindre Grenoblois, car ils ne l’intéressent qu’à l’approche des élections) sait au moins compter et analyser un budget.
Dette et dépenses de fonctionnement en hausse = impôts à venir.
… CAR LA HAUSSE DE 2023 EST DÉJÀ MANGÉE
Elle sait que la trajectoire de la ville et de la métropole mène structurellement à de nouvelles hausses. En 2023, l’augmentation de +33% imposée par Piolle a bêtement aligné les recettes sur les dépenses pour une année seulement. Depuis, en l’absence d’économies, les dépenses de fonctionnement continuent d’augmenter chaque année, et pour y répondre, les Verts/LFI endettent la ville. Nous serons bientôt au plafond d’endettement autorisé : ne restera alors que la hausse d’impôts pour garder la tête hors de l’eau.
LE PROGRAMME DE RUFFIN EST UN GOUFFRE DÉMAGO
La hausse de 2023 serait d’ailleurs mangée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire avec le programme de Laurence Ruffin. Celui-ci ne prévoit bien sûr aucune mesure d’économies. Au contraire, dans un grand élan de démagogie propre aux Verts qui prennent toujours les électeurs pour des idiots, c’est une succession de promesses qui achèveraient de ruiner la ville, et accéléreraient encore le matraquage fiscal des Grenoblois.
50 MILLIONS DE PROMESSES NON FINANCÉES
L’ensemble des mesures qu’elle promet coûterait, en estimation basse, 50 millions d’euros : de l’ordre de 15 millions pour la gratuité des transports le week-end (la sempiternelle promesse jamais tenue des écolos-bobos), 20 millions d’euros à minima pour la transformation de l’ancien musée de peinture en « centre de cultures urbaines et de montagnes » (?), sa lubie de « RSA » pour les jeunes 20 millions d’euros en fourchette basse…
L’ancien musée de peinture de la place de Verdun est dans un état de délabrement catastrophique. Il avait fallu que le groupe d’opposition d’Alain Carignon saisisse la CADA pour obtenir le montant des travaux chiffrés par une étude que la municipalité Piolle voulait cacher : 20 millions d’euros.
On dépasse déjà allègrement les 50 millions, sans même compter l’Isère baignable à plusieurs millions, les centres de santé tous azimut qui sont un gouffre…
LE POUVOIR D’ACHAT DES GRENOBLOIS EN DANGER
L’augmentation de la taxe foncière en 2023 rapporte moins de 50 millions par an à la ville. Il faudrait donc, grand minimum, une nouvelle hausse de 40% des impôts pour supporter ce programme, puisque la candidate n’ose bien sûr pas avancer la moindre piste d’économies pour le supporter. Les propriétaires seraient encore plus saignés à blanc qu’aujourd’hui, et cette explosion se répercuterait aussi sur les loyers des locataires.
Tous les Grenoblois verraient leur pouvoir d’achat se réduire à peau de chagrin avec Ruffin.
ALAIN CARIGNON : UN PLAN D’ÉCONOMIES POUR GELER LES IMPÔTS
Au moins la couleur est annoncée si les Grenoblois font le choix de Ruffin. Se distinguant radicalement de l’enfumage des Verts, mais également de tous les autres candidats qui promettent sans financement, Alain Carignon reste le seul à avoir traité le sujet du « comment » financer ses engagements. Le premier volet de son document programmatique est ainsi consacré aux finances, avec un vaste plan de fusion de services ville – métropole pour économiser de l’ordre de 10% de dépenses de fonctionnement par an (soit environ 80 millions/an).
Ce plan lui permet de prendre l’engagement de ne pas augmenter les impôts de toute la durée du mandat (ce qui est déjà un exploit vu le gouffre de la ville et de la métro), et si les économies le permettent, d’amorcer une baisse de la taxe foncière en fin de mandat.
Les Grenoblois ont le choix. Et le bulletin qu’ils glisseront dans l’urne les 15 et 22 mars sera aussi déterminant pour leur porte-feuille.
