« Solidarité avec les femmes du monde entier ! » chantent des manifestantes dans les rues strasbourgeoises à l’occasion la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Ce dimanche 8 mars après-midi, un long cortège de 2 400 personnes, selon la police, défile pour mettre en lumière les oppressions et violences que subissent les femmes et les personnes LGBT +.

Si les participantes évoquent les discriminations qu’elles subissent encore en France, la manifestation de cette année est marquée par de nombreuses préoccupations internationales. « Nous sommes dans la rue pour toutes celles qui ne peuvent pas parce qu’elles sont victimes de génocides et de guerres », témoigne Sarah, 20 ans.

Dénoncer les guerres, les génocides et l’impérialisme

Des keffiehs, des drapeaux palestiniens et kurdes colorent les cortèges. Sur les banderoles, on peut lire « Féministes internationalistes contre l’extrême droite et l’impérialisme », « Femmes, vie, liberté, du Kurdistan au monde entier » ou encore « Les bombes ne libèrent pas les peuples ».

« Nous refusons la militarisation qui engendre des guerres impérialistes, qui utilise les violences sexistes et sexuelles comme armes de guerre, qui vise à opprimer, voire à exterminer par des génocides des peuples entiers comme en Palestine , au Venezuela , en Iran , en Afghanistan, en Ukraine, au Soudan, au Congo et ailleurs », explicite la coordination féministe de Strasbourg dans son appel à manifestation.

D’autres sujets de lutte reviennent également dans les slogans et sur les pancartes, comme l’affaire Epstein, les féminicides, l’accès à l’IVG , l’inceste ainsi que la montée de l’extrême droite et le recul des droits des personnes LGBT +. « Au Kansas, 1 700 personnes se sont vu retirer leur permis de conduire parce qu’elles étaient trans, les agressions se multiplient en France et ailleurs… », déplore Armel, une femme trans.

Si les femmes et les jeunes sont présents en nombre, les cortèges sont assez diversifiés. Certains manifestants sont même venus en famille, à l’instar d’Éloïse, coiffée comme son fils de huit ans d’une casquette rose. « Je le sensibilise en lui disant qu’on a tous les mêmes droits, qu’il n’y a pas de choses réservées aux garçons ou aux filles. Je compte beaucoup sur la jeune génération pour renverser le patriarcat », sourit-elle.

Les syndicats et partis de gauche étaient également de la partie.