Benoît Tavenot, après cette nouvelle défaite, quel est votre sentiment ?

« C’est de la déception, forcément. Aujourd’hui, on ne parvient plus à se réengager, que ce soit mentalement ou physiquement. Nous avons été défaillants très tôt dans cette rencontre. Nous étions fébriles, notamment sur nos phases de récupération : au lieu d’impulser vers l’avant, on a cherché à se sécuriser en jouant vers l’arrière. En faisant cela, on s’est exposé au pressing de Lens, qu’ils maîtrisent parfaitement. La dynamique du match est devenue mauvaise dès cet instant. »

Pourtant, malgré cette domination, vous auriez pu espérer mieux à la pause…

« Avec un peu plus de maturité, oui, on peut arriver à 0-0 à la mi-temps. Mais le constat global, c’est que nous sommes dans le dur, le très dur. Je ne retrouve plus l‘énergie que l’équipe dégageait lors de mes premiers matchs. Les deux revers à domicile nous ont fait énormément de mal, mais nous sommes les seuls responsables. On se fait du mal tout seuls. Beaucoup de joueurs sont impactés et certains n’étaient tout simplement pas dans la mission aujourd’hui. Ce que nous produisons est très largement insuffisant. »

Vous avez tenté des changements tactiques et d’hommes. Est-ce un problème d’intentions plutôt que de système ?

« Au-delà de l’animation, ce sont les intentions qui comptent. On retombe dans nos travers. Dès que nous sommes sous pression, nous sommes trop inhibés, pas assez dans l’action. On subit et on cherche à se sécuriser à outrance. Il y a aussi un vrai problème athlétique : on ne peut pas sortir de chaque duel sans le ballon à ce niveau-là. »

« Lens nous a marché dessus »

Comment expliquez-vous ce déficit physique face à des Lensois qui avaient joué en Coupe de France jeudi ?

« Lens est une très belle équipe, ils nous ont marché dessus. Ils ont un volume de courses à haute intensité impressionnant. De notre côté, est-ce un problème constitutionnel ou de forme actuelle ? Je n’ai pas encore la réponse. Dois-je calmer les entraînements pour préserver les organismes ou au contraire augmenter la charge ? Ce sont des réglages à faire. Mais la réalité, c’est que certains joueurs sont bouillis. La fraîcheur mentale va être primordiale pour la suite. »

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Il reste neuf matches pour croire au maintien. Quel va être votre levier ?

«  L’aspect mental sera capital dans mes prochaines compositions d’équipe. Certains joueurs sont psychologiquement marqués et cela influe sur leur rendement athlétique. On prend ce but à la 43e minute, puis deux autres en début de seconde période… Ce sont des scénarios qui ne peuvent pas arriver. Tout cela ramène à la personnalité du groupe, à son caractère et à sa responsabilisation. »

Vous semblez très marqué personnellement par cette spirale…

« Je ne me déresponsabilise pas, j’en suis le premier coupable. Depuis six matches, c’est le néant. J’ai tout essayé : changer de système, de joueurs, varier l’intensité des semaines d’entraînement, être virulent ou plus calme… L’énergie dégagée lors de nos premières sorties, même quand on perdait contre Lyon ou Angers, a disparu. »