L’ambiance était à la fête, ce mercredi 4 mars, à la Cayolle (9e). Pour célébrer l’installation de la 9e cabane à livres, les Petits violons des calanques, vêtus de jaune et noir, ont offert une prestation musicale remarquée. Sous le regard fier de Cédric Milton, président de l’association : « On fait des sorties culturelles, on emmène les enfants visiter des musées, on se déplace dans la région. Ils ont pu aller au Sénat à Paris et ont joué dans les salons de la préfecture. »

Également dans l’organisation, le CIQ de la Cayolle, qui prend en charge les cours de musique des Petits violons, était également représenté. « Depuis plusieurs années nous valorisons la culture qui est un grand vecteur d’émancipation », saluaient le président Jacques Lialat et la coprésidente Nicole Bonfils.

En fin de mandat et non candidate, la maire (DVD) de secteur, Anne-Marie d’Estienne d’Orves disait « espérer que d’autres poursuivront cette cabane à livres afin d’amener encore la culture dans nos quartiers, pour nos enfants » : « Dans un monde de plus en plus numérique, elles réaffirment l’importance du livre physique comme vecteur d’évasion, de savoir et de lien social. »

Artistes, artisans, écoliers et étudiants à la manœuvre

Lancée en 2019 au parc de la Maison-Blanche, la cabane à livres s’est développée dans le secteur, gagnant en 2020 la maison de quartier des Baumettes, l’école Mazargues Vaccaro deux ans plus tard, la Panouse en 2023 ou le parc de la colline Saint-Joseph en 2024. L’an dernier, trois cabanes à livres ont vu le jour au stade Hubert-Moruzzo, à Valmont-Redon et au Trioulet.

La 9e cabane à livres du secteur a été inaugurée à la Cayolle.La 9e cabane à livres du secteur a été inaugurée à la Cayolle. / Photo C.Ch.

Elles sont réalisées par des artistes ou étudiants en arts, des ados ou jeunes adultes d’un institut médico-éducatif, des apprentis artisans, de jeunes écoliers et leurs enseignants ou encore des membres de l’Esat des Argonautes. Chaque cabane est une œuvre unique qui raconte le territoire, en représentant les calanques, la mer ou la nature, Notre-Dame de la Garde ou encore le foot.

« Pour les travailleurs de l’Esat des Argonautes, cette cabane est un projet de partage, de lien social et d’accès à la culture pour tous, ainsi qu’un moyen de valoriser leur professionnalisme », louait Denis Daniel, le chef d’atelier de la structure, gérée par l’Adihm. L’entretien et la veille de ces cabanes à livres sont assurés au quotidien par les équipes des maisons de quartier et les bénévoles des CIQ, garantissant que chaque habitant trouve toujours une page à tourner.