Destruction du parking Vilaine, mise en place d’une zone à trafic limité, extension des zones de stationnement payant bien au-delà du centre, déploiement des voitures lapi, surnommées « sulfateuses à PV », hausse des prix du stationnement et des forfaits post-stationnement… Les six années écoulées ont été perçues par certains opposants à Nathalie Appéré comme résolument anti-voiture. Une position dont ne veut pas entendre parler la maire sortante, dont le mandat écoulé a vu un doublement de la pratique du vélo à Rennes. La socialiste estime toutefois que non, il ne faut pas chasser les voitures du centre-ville : « Il doit y avoir des déplacements qui continuent à se faire en voiture, mais elle doit être à sa juste place. Et il doit y avoir des alternatives aux déplacements en voiture solo, que ce soit les mobilités douces ou les transports en commun. »

À sa gauche, Marie Mesmeur plaide pour une sortie « progressive » de la voiture du centre-ville, tout en apportant des nuances. « Il ne faut pas chasser toutes les voitures, pas celles des travailleurs pauvres, pas celles des services. Il faut aller vers la transition et la mobilité douce », défend la candidate insoumise.

« Un centre-ville plus apaisé »

Au centre-droit, Charles Compagnon, qui a vertement condamné la destruction du parking Vilaine, assène que « oui, il faut un centre-ville plus apaisé. Et, en même temps, il faut que les gens qui viennent de loin puissent se stationner pour prendre les transports décarbonés ». Il faut donc, selon le principal adversaire de Nathalie Appéré, « complètement revoir les mobilités avec plus de solutions et moins de bouchons ».

À droite de l’échiquier politique, les positions de Thomas Rousseau (LR) et de Julien Masson (RN) sont alignées. Le premier estime que non, il ne faut « absolument pas » chasser la voiture du centre : « Je pense qu’il faut revoir sa place. Pour ceux qui y travaillent et qui y vivent, c’est indispensable. » Le candidat RN juge, lui, que « non, évidemment non », il ne faut pas chasser la voiture. « Tous les modes de circulation doivent coexister harmonieusement. Il faut lutter contre la politique anti-voiture mise en place par la gauche rennaise. »