Printemps rime souvent avec liberté et joie pour les propriétaires de chiens. Pourtant, dès que les températures remontent, une menace discrète refait surface. Un seul réflexe suffit à protéger votre animal, encore faut-il y penser au bon moment. Explications.

Avec l’arrivée des beaux jours, les balades s’allongent, les chiens retrouvent les sentiers forestiers, les herbes hautes et les jardins humides. Mais le retour du printemps signe souvent également celui des parasites. Dès que les températures s’adoucissent, puces et tiques redeviennent particulièrement actives. Et si ces parasites sont souvent perçus comme de simples désagréments, ils représentent en réalité une menace pour la santé de votre chien et parfois pour la vôtre. Le réflexe essentiel avant le printemps ? Mettre en place, ou renouveler, une protection antiparasitaire adaptée.

Quels sont les parasites du printemps pour le chien ?

Les parasites qui menacent le chien se divisent en deux grandes catégories : les parasites externes et les parasites internes. Les parasites externes vivent à la surface du corps ou dans les couches superficielles de la peau et se nourrissent de sang.


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Si les puces et les tiques sont les parasites les plus courants, ils ne sont pas à négliger et elles doivent faire l’objet d’une traque minutieuse pour éviter l’infestation. Mais ce ne sont pas les seuls.

Les moustiques et phlébotomes

Les moustiques peuvent transmettre la dirofilariose cardiaque (ver du cœur, Dirofilaria immitis). Les phlébotomes, petits moucherons presque invisibles à l’œil nu, sont responsables de la transmission de la leishmaniose, une maladie grave pour le chien et transmissible à l’Homme.

Les parasites internes 

Les vers ronds comme Toxocara canis, les vers plats tels que Dipylidium caninum ou encore le ver du cœur font partie des menaces internes. Les symptômes peuvent inclure amaigrissement, troubles digestifs, saignements visibles dans les selles, fatigue ou difficultés respiratoires.


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Les manifestations varient selon le parasite : démangeaisons persistantes, petites boules sous la peau (tiques), plaques rouges ou lésions cutanées, fatigue inhabituelle, fièvre, perte d’appétit, etc. En cas de doute, consultez rapidement votre vétérinaire.

Le réflexe à adopter au printemps

Le véritable réflexe à avoir avant l’arrivée du printemps est d’anticiper, et non d’attendre les premiers symptômes. La prévention reste la meilleure protection. Elle repose sur trois piliers :

  • Mettre en place un traitement antiparasitaire adapté avant la hausse des températures.
  • Inspecter systématiquement son chien après les sorties.
  • Maintenir un calendrier régulier de vermifugation et de vaccination.

Il existe aujourd’hui une large gamme de traitements antiparasitaires avec des solutions préventives ou curatives, naturelles ou chimiques. Le choix dépendra de votre environnement, de la fréquence des balades et de la sensibilité de votre chien. Les traitements se présentent sous plusieurs formes galéniques :

  • Les pipettes spot-on : appliquées sur la peau, entre les omoplates, elles diffusent leur principe actif pendant 4 à 8 semaines. Il est essentiel d’écarter les poils pour un contact direct avec la peau.
  • Les colliers antiparasitaires : ils offrent une protection longue durée grâce à une libération progressive du principe actif. Assurez-vous qu’il soit bien ajusté et muni d’un système de sécurité anti-étranglement.
  • Les comprimés : certains agissent immédiatement en cas d’infestation massive ; d’autres offrent une protection rémanente d’un à trois mois. Souvent appétents, ils sont faciles à administrer et très appréciés des propriétaires.
  • Les sprays, shampoings et poudres : utiles en cas d’invasion importante, ils agissent rapidement mais leur durée d’efficacité est plus courte. Leur utilisation peut être plus complexe chez les chiens peu coopératifs.

En cas d’infestation importante au retour d’une promenade, un traitement immédiat par spray peut être pertinent, complété ensuite par une solution préventive durable.

Adaptez toujours le dosage au poids de votre animal et respectez scrupuleusement la durée de protection indiquée. Un traitement irrégulier réduit considérablement son efficacité.


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Dans tous les cas et peu importe la méthode choisie, en cas de doutes ou de questions, demandez conseils à votre pharmacien ou votre vétérinaire.