Juillet 2020, Michèle Rubirola, la militante écologiste qui a osé défier son parti pour rallier le Printemps marseillais (PM), enlève la mairie de Marseille, avant de laisser la place six mois plus tard à Benoît Payan. Parti en solo au 1er tour avec le logo EELV, Sébastien Barles a rejoint le PM entre les deux tours et occupe depuis le poste d’adjoint en charge de la transition écologique.

Six ans plus tard, la vague verte de 2020 qui avait permis de gagner Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers ou Grenoble et de contribuer à la victoire à Paris ou Marseille, apparaît comme un lointain souvenir. Et, à quelques jours du scrutin de 2026, dans la cité phocéenne, la rupture semble consommée entre Michèle Rubirola, qui est aujourd’hui numéro 2 sur la liste du maire sortant (DVG) et Sébastien Barles, qui a rejoint à la 3e position la liste de l’Insoumis Sébastien Delogu. « L’écologie politique, c’est un champ de ruines, commente Sébastien Barles. Les écologistes se sont dispersés façon puzzle. C’est un vrai désastre ».

« Une écologie de combat »

Suspendu en juillet 2025 par le bureau national d’EELV pour avoir créé son mouvement Vaï, Sébastien Barles se présente aujourd’hui sur la liste LFI comme…