Tout est parti du “Collectif pour la sincérité du scrutin d’Échirolles”. À l’occasion de la commission de contrôle des listes électorales du 19 février, ce groupe anonyme avait envoyé des documents pour signaler une présumée « fraude à la domiciliation et une manœuvre électorale systématique », estimant que Jean-Luc Blache, colistier d’Amandine Demore, « résidait dans l’Hérault de façon permanente » et que la maire sortante « ne peut l’avoir ignoré ». Sauf que les élus présents ce jour-là ont validé (avec deux pour et une abstention) la candidature de M. Blache. Marie Rueda, colistière de Laëtitia Rabih, qui s’est abstenue lors la commission, a décidé de saisir le juge des référés du tribunal judiciaire de Grenoble. « Il y a des choses qui ne me paraissaient pas claires dans les documents. Je n’accuse personne, je veux que quelqu’un de neutre dise ce qu’il en pense et si M. Blache doit être radié de la liste pour faute de domiciliation », explique Marie Rueda. Une audience est prévue le 12 mars, à trois jours du premier tour.

De son côté, Jean-Luc Blache rappelle « que la commission de contrôle a validé » son inscription sur la liste de Mme Demore et qu’il « a respecté le cadre et le code électoral ». « Je respecte chaque étape, chacun a le droit de contester et je me réserve le droit de donner des suites », lance-t-il. « Pour l’instant, on est sur un temps politique, je me concentre sur les projets et les enjeux du scrutin. »