Né en 1939 à Boulogne-Billancourt, le sculpteur expérimente depuis les années 1970 une pratique fondée sur la récupération, faisant du verre industriel son matériau de prédilection. Il le découpe, l’empile, le sable, le polit ou le dore pour composer des ensembles où la lumière tient le rôle principal. Ce projet avait été envisagé en 2013, lorsque Marseille était capitale européenne de la culture. Il a pris forme treize ans plus tard dans l’édifice néo-byzantin, dont les volumes, les marbres et les mosaïques prolongent la dimension symbolique de son travail.
Des créations sculptées à partir de verre de récupération
À leur entrée, les visiteurs découvrent un massif d’arbres composés de milliers de briques de verre taillées, découpées et assemblées pour former les troncs qui portent palmes et fruits, conçus étalement en verre. Six cents anges en verre transparent ou sablé sont suspendus à la voûte. Entre les fenêtres, une cinquantaine de madones grandeur nature rythment la progression des promeneurs.
Face à l’autel, un banc de trente mille poissons en verre irisé descend du plafond. Traversés par la lumière et animés par les mouvements d’air, ils produisent un léger tintement, une petite musique cristalline qui accompagne une vision onirique.
Réalisée après quinze années de travail et plusieurs semaines de montage sur site, l’installation compose un parcours lumineux qui dévoile la vision du paradis de Marcoville en résonance avec le lieu. Une invitation à redécouvrir la Major !
Jusqu’au 8 mars – Notre-Dame-de-la-Major – Marseille (2e).
Tous les jours, de 10 h à 17 h 30. Entrée libre.
À découvrir : l’exposition Bonnes mères explore quatre millénaires de représentations de la maternité. À découvrir au Mucem, à partir du 18 mars.
Le Mucem expose 350 œuvres de l’Antiquité à nos jours qui questionnent les différentes dimensions de la maternité comme objet de construction sociale, enjeu politique ou sujet artistique.
Le parcours immersif se déroule en trois temps : imaginaires idéalisés, réalités intimes et transmission. Il s’achève sur un mur des proverbes issus du bassin méditerranéen sur les mères et les belles-mères.
Terres cuites, peintures, extraits de films, installations monumentales… Bonnes mères expose également des chefs-d’œuvre : des Vénus de Prune Nourry, la coupe antique d’Éos et Memnon des athéniens Douris, peintre, et Kalliadès, potier, la Vierge à la grenade de Botticelli, une Blue Goddess de Niki de Saint-Phalle, un Coração independente de Joana Vasconcelos…
À partir du 18 mars – Mucem – Marseille (2e)