La victoire historique des Italiens face aux Anglais samedi dernier fera date dans le Tournoi. Après ce nouveau revers concédé par Marcus Smith et sa bande, le sélectionneur Steve Borthwick se retrouve sous le feu des critiques de la presse étrangère.

La victoire historique 23-18 des Italiens face au XV de la Rose restera comme un moment marquant de ce Tournoi des 6 Nations 2026. Et inversement, puisque la première défaite de l’histoire des Anglais face à la Nazionale fait déjà des secousses dans le royaume. Après ce revers, la presse étrangère a sorti la sulfateuse contre Steve Borthwick et ses hommes. « Une Angleterre en ruines « , titre The Telegraph, « une défaite impardonnable » selon The Daily Mail… Un constat partagé par l’ensemble des médias britanniques. Tous parlent d’une « crise » dont le principal responsable est le sélectionneur, même si les leaders ont aussi failli dans les grandes largeurs samedi à Rome.

Pour The Times, cette défaite est une « humiliation pour Steve Borthwick », qui n’a pas su trouver les solutions. Un constat repris par The Guardian, qui évoque « une pression énorme » pour le sélectionneur anglais, « qui se bat pour conserver son poste. » Pour cette rencontre face à l’Italie, l’ancien international anglais avait procédé à une large revue d’effectif, mais « sa décision d’effectuer 12 changements dans son équipe s’est retournée contre lui et son incapacité à tirer le meilleur d’un groupe de joueurs largement différent ne le met pas en valeur « , explique le quotidien britannique.

Borthwick en danger

Après une série de 12 victoires consécutives pour le XV de la Rose, ces trois défaites de rang font tâche. Mais ce ne sont pas simplement des accidents comme cela peut arriver parfois dans le rugby. Là, le mal semble plus profond. « Les messages de l’entraîneur n’ont clairement pas été entendus », regrette The Daily Mail au sujet de l’indiscipline des Anglais. Les leaders Maro Itoje et Sam Underhill ont laissé leur équipe en infériorité numérique à 20 minutes de la fin de la rencontre, alors que l’Angleterre menait 18-10. Score final ? 23-18.

Des leaders qui perdent pied, des Anglais abattus, et un sélectionneur qui coûte cher mais qui fait de moins en moins l’unanimité… « L’Angleterre était à la dérive, apathique et morose » en Italie. Pour l’instant, Steve Borthwick est encore soutenu par sa fédération, mais jusqu’à quand ? « La RFU ne procédera à aucun changement après cette campagne désastreuse, mais si la situation ne s’améliore pas d’ici l’été, le salaire de l’entraîneur sera difficile à justifier « , peut-on lire dans les colonnes du Daily Mail.

D’ici là, un calendrier plus que compliqué attend les coéquipiers de Marcus Smith : un déplacement à Saint-Denis, face à une équipe de France piquée au vif après sa leçon subie à Murrayfield, puis un déplacement chez les champions du monde sud-africains cet été… Pas le calendrier idéal pour relancer une équipe en plein doute.

Une chose est sûre, Steve Borthwick et ses hommes devront montrer un tout autre visage pour espérer regagner la confiance du public anglais. « Ces dernières semaines ont montré que Borthwick n’avait guère la cote auprès du public amateur de rugby. Ses méthodes scientifiques ne suscitent guère de sympathie lorsque les choses tournent mal. La seule statistique qui intéresse le public, c’est le tableau d’affichage « , écrit le Daily Mail, avant d’ajouter, incisif : « lorsque ce qui freine l’équipe d’Angleterre, c’est sa façon de jouer, la responsabilité incombe à l’entraîneur […] Ce que font Borthwick et l’Angleterre ne fonctionnent pas. » Ça a le mérite d’être clair…