Année après année, Alain Gastou garde intacte la flamme créatrice.
À plus de 80 printemps, l’artiste limouxin Alain Gastou retrace avec une pointe de nostalgie un parcours artistique riche et singulier. Fier de ses racines, à l’image de Toulouse de Claude Nougaro « un torrent de cailloux roule dans ton accent », il revendique haut et fort son attachement à sa terre natale.
Aujourd’hui installé dans le village de La Bezole, il ne manque cependant jamais de revenir plusieurs fois par semaine sur sa chère place de la République à Limoux. C’est là que, dans les années soixante, il tenait un magasin de sport aux côtés de sa mère.
Pourtant, c’est dès l’âge de seize ans qu’il découvre sa véritable vocation : la peinture et la sculpture. Profondément marqué par Edvard Munch et son œuvre emblématique le cri, il s’engage résolument dans une expression artistique personnelle, guidée par le spontanéisme créatif et un non-conformisme assumé.
« Ma peinture, le plus souvent réalisée sur carton, consiste en des détournements d’affiches PLV pour aboutir à des collages mêlant plusieurs matériaux, plastiques, toiles, papiers, objets divers et différentes techniques picturales », explique cet artiste autodidacte.
Sa fascination pour les pays nordiques, et particulièrement la Norvège, l’amène également vers la sculpture. Il s’attache alors à insuffler une âme à un cep de vigne ou à un simple morceau de bois. « Mon art n’est pas que beau, il vogue », confie le sculpteur.
Membre de la Société des artistes méridionaux, il participe au fil des années à de nombreuses expositions. Parmi les plus récentes figures celle du Centre d’art Vitry à Toulouse en décembre dernier. Auparavant, il a également exposé dans plusieurs lieux emblématiques de la Ville rose : la mairie de Toulouse, l’Arsenal ou encore le Musée des Augustins.
Année après année, Alain Gastou garde intacte la flamme créatrice. L’homme au béret conserve ce regard vif et cette passion indéfectible qui nourrissent, depuis toujours, son œuvre.