« On a parcouru le chemin, on a souffert en silence… ».
Ces quelques mots vous auront sûrement permis de reconnaître
la célèbre chanson “Le
Chemin” de Kyo. Le groupe, composé de
Benoît Poher, Florian Dubos, Fabien Dubos et Nicolas Chassagne,
a connu un succès fou en 2003 grâce à ce tube, qui résonne encore
aujourd’hui dans toutes les oreilles. Au micro de Melty, les quatre
artistes reviennent sur leur parcours et sur le succès de cette
chanson, qui, à la surprise générale, a failli ne jamais voir le
jour.
Kyo : l’histoire d’un groupe culte
Avec plus de deux millions
d’albums vendus et plus de 65 millions de streams, Kyo est l’un des
groupes les plus emblématiques de la chanson française. Composé de
quatre amis d’enfance, dont deux frères, il se forme en 1994 alors
que tous sont encore adolescents : « Au collège. L’idée de créer un groupe en 4ème, 3ème, parce
qu’on commençait, nous, à écouter des groupes célèbres
américains », confie-t-il à Melty, expliquant qu’ils
cherchaient aussi à être « cool ».
Il se fait connaître quelques
années plus tard, en assurant des premières parties comme celles de
David Hallyday. Ils sortent leur premier album en 2000, mais il
faudra attendre 2003 pour qu’ils explosent avec leur album
“Le Chemin”,
qui devient immédiatement un immense succès. Il est vendu à plus
d’1 million d’exemplaires en France et sera présent pendant
plusieurs mois dans le Top 10 des ventes d’albums. Il comporte des
titres cultes, tels que “Dernière Danse”, “Je cours” et, bien sûr, “Le Chemin”, en duo avec Sita. Cette chanson a
d’ailleurs failli passer à la trappe à cause d’une erreur
technique.
Kyo revient sur le succès de leur titre “Le
Chemin”
Dans une interview Melty
diffusée sur YouTube, le groupe a raconté l’histoire de cette
chanson : « Ce qui est
intéressant, c »est que le morceau a été créé sans être un duo. Du
coup, le texte a évolué, forcément. On n’a pas fait tant de
featuring que ça dans notre carrière », ont-ils commencé. Ils
expliquent qu’initialement, c’est Aurélia Saada qui aurait dû
chanter avec eux : « Et en
fait, comme elle sortait son album en même temps, finalement, on ne
l’a pas fait avec elle ». Finalement, ils se sont tournés vers
Sita, une chanteuse hollandaise qui cartonnait dans son
pays à l’époque.
Tous se retrouvent en studio
d’enregistrement dans la capitale française : « Et la petite anecdote, c’est qu’elle est venue
enregistrer ses voix à Paris, ne connaissant pas un mot de
français, elle avait appris le texte en phonétique. Et elle s’était
super bien débrouillée », affirme le groupe avant d’avouer :
« Et l’ingé son a
effacé sa voix sur le disque dur. Donc, on a été obligés de la
refaire. »
Kyo : cette erreur
technique qui aurait pu leur coûter cher
Heureusement pour le groupe,
tout est bien qui finit bien : « On l’a fait revenir, genre deux jours plus tard. Et on aime
bien se dire que la deuxième version était la
meilleure. Je ne sais pas si c’est vrai, mais en tout cas,
c’est réconfortant ». Que ce soit vrai ou non, leur succès
reste indéniable.
Ils tiennent cependant à
préciser : « C’est pas l’ingé
son qui avait fait les prises. Je précise que c’est le studio qui
avait fait les sauvegardes. Et au moment d’arriver au mix, les
sauvegardes étaient vides ».