« Il suffit d’une génération et personne ne parlera plus le tibétain. » Ce mardi 10 mars, quelques dizaines de Tibétains installés en Alsace se sont rassemblés place Kléber, à Strasbourg. Comme chaque année, ils ont commémoré le soulèvement du 10 mars 1959 à Lhassa, capitale du Tibet occupé par la Chine, en rendant hommage aux victimes de la riposte sanglante de Pékin.
Les violations des droits humains sont toujours d’actualité, 67 ans après, entre « endoctrinement des enfants » et « intimidation des Tibétains à l’étranger », explique Agnès Jarron, responsable de l’association Liberté au Tibet.
Nombre de jeunes réfugiés, brandissant des drapeaux et des pancartes, ont scandé le slogan “Bho Gyalo !” (Free Tibet). « Nous sommes de moins en moins à manifester », note un participant, chargé de guetter d’éventuels “perturbateurs” : « Il y a toujours des Chinois pour nous prendre en photo et nous identifier. »