Les médecins ont donc opté pour une greffe rénale associée à une transplantation d’îlots de Langerhans, ces cellules du pancréas qui produisent l’insuline. L’objectif est de protéger le rein greffé d’une récidive du diabète.
Deux hôpitaux mobilisés
Cette intervention est d’autant plus remarquable qu’elle repose sur un donneur dit « Maastricht 3 », c’est‑à‑dire une personne décédée après arrêt cardiaque consécutif à une décision d’arrêt des traitements, ce qui complique la conservation et l’utilisation des organes.
Le pancréas a été envoyé au CHU de Montpellier pour isoler les îlots de Langerhans, tandis que la greffe du rein était réalisée à l’hôpital de Rangueil à Toulouse. Les îlots ont ensuite été injectés dans le foie du patient par radiologie interventionnelle, sous la surveillance des équipes de néphrologie et de diabétologie.
Plus besoin de dialyse
Selon le CHU, le patient n’a plus besoin de dialyse et produit désormais une partie de sa propre insuline, ce qui permet de réduire les injections et de stabiliser sa glycémie.