En amont de la Journée internationale du droit des femmes, l’Office européen des brevets (OEB) a publié une étude consacrée à la place des femmes dans l’innovation. Ce rapport évoque notamment leur place dans le domaine des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Stim), en particulier leur participation à l’activité de brevetage. Dans ce domaine, l’Université Grenoble Alpes (UGA) peut se féliciter d’être en tête des universités européennes pour les dépôts de brevets par des doctorantes. Elles sont près de 11 % à déposer un brevet durant leur thèse et 10 % après leur doctorat. Une distinction féminine également appuyée par le statut de l’UGA de première université européenne pour le nombre de dépôt de brevet sur les vingt dernières années. Malgré des conclusions encourageantes, l’étude souligne un écart conséquent entre les sexes dans l’activité de brevetage. Même si les femmes représentent une part croissante des diplômés de doctorat en Stim, elles restent encore sous représentées parmi les inventeurs. Elles représentent également moins de 10 % des fondateurs de start-up technologiques titulaires de brevets (deep-tech) en Europe.

Un écart avec leurs homologues masculins qui se réduit très lentement, alors que la France fait figure de proue en classant ses universités parmi les meilleures institutions européennes pour le dépôt de brevet par des femmes. Dans le domaine de l’innovation nos voisins européens ne sont pas en reste puisque c’est l’Espagne et le Portugal qui affichent les taux de femmes inventrices et fondatrices les plus importants.