Par

Zoe Hondt

Publié le

10 mars 2026 à 18h12

Un homme de 44 ans a été jugé au tribunal de Lille (Nord) pour dégradation du bien d’autrui, ce lundi 9 mars 2026. Les faits se sont déroulés quelques jours plus tôt, dans la nuit du 5 au 6 mars, à Roubaix. Mécontent de s’être fait quitter par sa compagne, il a mis le feu à sa voiture en guise de représailles. La police n’a pas mis beaucoup de temps avant de le retrouver. Détails. 

Un passage à l’acte sur fond d’alcool et de vengeance

Il est 00 h 45, dans la nuit du 5 au 6 mars 2026, lorsque la police est requise à Roubaix. Un automobiliste, à hauteur de l’avenue de la Fosse-aux-Chênes, indique avoir vu un individu incendier un véhicule dans une rue adjacente. Sur place, une voiture stationnée est bel et bien en train de brûler au niveau du capot. Les forces de l’ordre tentent d’éteindre les flammes avec des bouteilles d’eau, en vain. Finalement, c’est leur extincteur qui vient à bout de l’incendie.

Le suspect est retrouvé et interpellé quelques mètres plus loin, rue Saint-Antoine. Sur lui, les policiers retrouvent un tournevis et un briquet. « Il sentait fortement l’alcool. » précisent-ils. 

« Je n’étais pas dans mon état normal. J’ai agi sous le coup de la colère, je regrette », lance d’emblée le prévenu au tribunal. Selon lui, la récente rupture avec sa conjointe motive ses actes. Il dit avoir été « bloqué du jour au lendemain, sans avoir de réponses à ses questions ». Seule solution : imbiber le capot de sa voiture avec du gel hydroalcoolique avant de l’enflammer. « Le feu c’est incontrôlable ! » réagit la procureure.

Dans la salle d’audience, la victime explique s’être séparée du prévenu une semaine avant, lorsqu’il l’aurait abandonnée au bord de l’autoroute. À la police, elle avait détaillé un homme possessif qui « la suivait partout » et qui la harcelait par téléphone, « surtout le soir quand il est alcoolisé ». L’expertise médicale révèle également des « alcoolisation massives » et une « difficulté à gérer ses émotions et la frustration ». Le prévenu dit être prêt à suivre des soins.

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Déjà condamné 4 fois pour les mêmes faits, la procureure requiert de la prison ferme

« Il n’a jamais contesté les faits. Sa prise de conscience peut vous rassurer », plaide l’avocat de la défense. Selon lui, son client a connu une « déception amoureuse » qu’il a eu du mal à « gérer ». La procureure reste ferme, et rappelle que le prévenu a déjà été jugé pour dégradation et harcèlement moral envers une précédente conjointe. Elle requiert 18 mois d’emprisonnement dont douze sous sursis probatoire, avec mandat de dépôt

« Je m’excuse auprès de la victime » lâche finalement le prévenu, avant de connaître sa peine. Le tribunal le condamne à douze mois d’emprisonnement dont six sous sursis probatoire. La partie ferme sera exécutée à domicile. L’homme de 44 ans a également l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.

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