Le troisième ligne du Stade rochelais Lucas Andjisseramatchi (19 ans) va tenter de remporter le grand chelem avec les Bleuets ce dimanche (18h45) face à l’Angleterre. Cerise sur le gâteau : il jouera ce match dans son stade, à Marcel-Deflandre.
Lucas, ce dernier match se joue à La Rochelle. Qu’est-ce que cela représente pour vous, jeune joueur du Stade rochelais ?
Forcément, c’est spécial ! C’est le club où j’évolue depuis bientôt deux ans, le stade je le connais par cœur. Dès le début de la saison, quand j’ai vu que le dernier match serait ici, j’ai su que ce serait un événement à part. Il y aura tous les amis du quotidien, la famille… J’ai vraiment hâte d’être à dimanche.
À quoi ressemble cette génération anglaise ?
C’est une très belle équipe, comme chaque année. Ils sont très forts sur les fondamentaux et le jeu au pied notamment le kicking game. Devant, c’est très solide aussi. On sait que c’est un gros défi, mais on se prépare pour ça.
On parle souvent de l’importance de votre banc, les « finisseurs ». C’est une consigne forte du staff ?
Cédric insiste beaucoup là-dessus. Les 23 joueurs sont aussi importants les uns que les autres. Quand on rentre, on doit apporter tout notre dynamisme alors que les autres commencent à fatiguer. C’est un rôle qu’on prend très à cœur et qui nous a aidés sur tous nos matchs jusqu’ici.
Lucas, tu as déjà été capitaine avec le Stade Rochelais. Est-ce que tu te vois comme un leader naturel dans ce groupe ?
On a beaucoup de bons leaders, ce n’est pas seulement moi. J’essaie d’apporter de la communication, de rassurer quand on est moins bien ou de redonner de l’exigence. On est un groupe qui vit ensemble depuis un mois et demi, donc c’est un travail collectif pour tirer l’équipe vers le haut.
On sent un engouement incroyable autour de votre équipe cette année.
C’est exceptionnel. On a conscience d’avoir de la chance de rendre les gens heureux à travers nos performances. Ça nous booste. Pour beaucoup d’entre nous, c’est notre premier Tournoi, et voir ce soutien partout où on passe, ça donne envie de donner encore plus.