Par Victoria
Buisson

Publié le 10 Mar 2026 à
20:30

Jérémy Ferrari ne mâche pas ses
mots. Quand quelque chose lui déplaît, il le fait savoir… au risque
de représailles.

Figure incontournable de l »humour en France, Jérémy Ferrari
était l’invité d’Anne-Élisabeth Lemoine, ce lundi 9 mars 2026, sur
le plateau de C à vous, sur France 5. Face aux caméras, le
comédien de 40 ans est revenu sur l’écriture de son premier film
baptisé Les K d’Or. Un projet qui lui tient
particulièrement à cœur et sur lequel il a beaucoup retravaillé
depuis
le décès de son ami et humoriste Guillaume Bats
, retrouvé
inanimé à son domicile parisien le 1er juin 2023. Une disparition
qui l’a profondément marqué et qui a influencé son travail.

Jérémy Ferrari : un
humoriste engagé

Ce travail créatif s’inscrit dans la lignée de l’humour engagé
qui caractérise Jérémy Ferrari depuis ses débuts. Habitué à aborder
des sujets sensibles et à provoquer le débat, l’humoriste n’hésite
pas à confronter directement certaines figures politiques. Il y a
quelques années, il s’était d’ailleurs illustré lors d’un échange
particulièrement tendu avec Manuel Valls. Un clash qui lui avait
valu une mésaventure avec le fisc. C’est en tout cas ce qu’il avait
confié à Léa Salamé sur le plateau de Quelle époque ! en
mai 2024.

« J’ai eu un petit truc fiscal
derrière »

En octobre 2022, Jérémy Ferrari s’était amusé à taquiner Manuel
Valls dans l’émission On n’est pas
couché de Laurent Ruquier. Un désaccord concernant
l’hommage aux victimes des attentats du Bataclan avait mis le feu
aux poudres. « Après l’altercation avec Manuel Valls, j’ai
eu un petit truc fiscal derrière », avait révélé l’humoriste.
« Je n’avais pas eu un contrôle, mais j’avais eu un petit retard
de paiement d’une journée. Il y avait une tolérance d’une
semaine ou dix jours et j’ai pas eu la tolérance. »

Énorme clash sur le plateau de Laurent
Ruquier

« Le lendemain, si j’avais pas déclaré mes impôts à midi, à
midi [et] deux minutes, ils les avaient déjà prélevés
sur mon compte », avait conclu Jérémy Ferrari. « En fait, je
vais prendre la parole… Et je vous demande juste de ne pas me
couper parce que moi, je me suis retenu de […] vous couper pendant
pratiquement deux heures et demie », s’était emporté le
comédien face au Premier ministre de l’époque avant de lui
reprocher la présence d’Ali Bongo, le président du Gabon, « en
tête d’une marche pour la liberté d’expression », à l’hommage
aux victimes du Bataclan.

Manuel Valls dans le
viseur du comédien

Plus en colère que jamais,
celui qui souffre d’une obsession
ne s’était pas arrêté en si
bon chemin. Sur le plateau de Laurent Ruquier, il avait également
ajouté : « Ce soir, vous êtes venu nous parler de deux choses
après les événements : un livre sur vos plus beaux discours,
c’est formidable, ça va vraiment nous aider ; et une loi qui ne
concerne personne. » Des mots qui n’avaient visiblement pas plu
à Manuel Valls. Preuve que dire tout haut ce que l’on pense n’est
pas toujours sans conséquence.