Il a décidé de braver la peur, de prendre « un risque supplémentaire » pour dire non à l’extrême droite. Ce mardi 10 mars, entouré de son service de sécurité rapprochée, cagoules sur le visage, armes à portée de main, Amine Kessaci a effectué sa première sortie de terrain à Marseille, au marché de la Plaine (1er-5e).
« Une campagne, ça se mène sur le terrain et ceux qui connaissent mon engagement savent que je suis né de cette action de terrain, entame devant une nuée de journalistes le militant écologiste, numéro 3 sur la liste du maire sortant (DVG) Benoît Payan. C’est un message fort. Dans un état de droit, personne – parce que des narcotrafiquants ont décidé de mettre un contrat sur ma tête, parce que des gens ont décidé de m’assassiner – ne peut m’interdire de me déplacer et d’aller faire campagne ».
« Le rempart au RN, c’est le Printemps marseillais »
À six jours du 1er tour, alors que le candidat RN Franck Allisio est donné par les sondages à plus de 30%, Amine Kessaci, l’enfant de Frais-Vallon (13e) et fondateur de Conscience, l’association d’aide aux familles des victimes du narcotrafic, n’entend pas se taire. Alors, même si sécurité oblige, son passage sur le marché est express, i…