Pierre-Yves Bournazel, candidat centre-droit à la mairie de Paris, en légère érosion dans les sondages, s’est dit « combatif » mardi en vue d’être « le plus haut possible » au premier tour, pour « poursuivre le rassemblement » au second.
« Je suis très déterminé et combatif, je me bats pour être le plus haut possible au premier tour » dimanche, a déclaré à l’AFP le candidat Horizons et Renaissance à l’issue d’une réunion publique dans le 14e arrondissement de la capitale, en présence de l’ex-ministre macroniste Marlène Schiappa.
« Pour l’instant aucun bulletin n’a été mis dans l’urne et je sais qu’une majorité de Parisiens ne veulent ni de Rachida Dati ni d’Emmanuel Grégoire », a ajouté M. Bournazel, crédité par les derniers sondages d’environ 12% des intentions de vote au premier tour, en capacité de se maintenir au second.
« Au second tour, je poursuivrai le rassemblement. Je m’adresserai à des hommes et des femmes, colistiers de la droite républicaine ou de la gauche républicaine, qui voudront être clairs sur les valeurs. Certains ne sont pas insensibles à ma démarche », a assuré l’élu du 18e arrondissement, sans plus de précisions.
Rachida Dati, candidate LR et MoDem, ne cesse d’appeler son concurrent à se rassembler derrière sa candidature, prévenant qu’une dispersion des voix à droite « empêcherait l’alternance » à Paris.
« Incontestablement la candidature de Sarah Knafo (Reconquête, NDLR) pèse sur la campagne de Mme Dati. Elle a proposé une alliance, elle veut la fusion des listes, et Mme Dati n’arrive pas à qualifier Mme Knafo d’extrême-droite », a dénoncé M. Bournazel.
Celui qui veut incarner une « troisième voie » a affirmé fin février qu’il ne rejoindrait « ni Grégoire ni Dati » au second tour, avant d’être désavoué par Edouard Phiilppe, le patron d’Horizons, l’un de ses soutiens de poids.
L’ex-Premier ministre et maire actuel du Havre, qui postule à sa réélection et se prépare à la présidentielle de 2027, a affirmé qu’il ferait « tout » pour « l’alternance » à Paris, « avec un grand rassemblement de la droite et du centre » au second tour.
« C’est pas une mini-présidentielle, c’est une élection municipale », a rétorqué M. Bournazel.
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