Par
Julien Sournies
Publié le
11 mars 2026 à 10h52
C’est une application qui facilite grandement la vie des restaurateurs. Alexandre Bonnet, gérant associé du restaurant Au Baratin à Saint-Étienne (Loire), a créé Dousto il y a quatre mois. Site web personnalisé, cartes cadeaux, menu digital par QR code, gestion des listes d’attente et des plannings d’équipe… Dousto offre la possibilité aux restaurateurs de centraliser la majeure partie de leurs tâches sur un seul et même logiciel. Mais il permet également de lutter contre l’un des principaux fléaux qui plombent le quotidien des gérants de restaurant : le « no-show ».
« La seule manière de se protéger contre le no-show »
Concrètement, le « no-show » désigne une table ayant fait une réservation dans un restaurant, mais qui ne se présente pas et ne prévient pas de son absence. « Rien que chez nous, deux tables ne se sont pas présentées sur le mois de février », explique Alexandre.
Pour limiter ce phénomène, Dousto s’appuie sur une empreinte bancaire laissée par le client au moment de la réservation. « C’est dommage d’en arriver à taper dans le portefeuille des gens, mais c’est malheureusement la seule manière de se protéger contre le no-show », assure l’entrepreneur.
« Chez certains restaurateurs qui n’utilisent pas l’empreinte bancaire, le no-show peut représenter jusqu’à 20 % des réservations. C’est énorme », prévient le Stéphanois de 32 ans.
Des prix variables
Mais quel est le coût d’une réservation non honorée ? La somme prélevée aux poseurs de lapins est variable. « Certains peuvent choisir de fixer le prix à 30 euros pour une table, d’autres à 40 ou 50 euros. Des gastronomiques peuvent faire monter le prix à 180 euros », chiffre Alexandre.
Avec l’empreinte bancaire, le restaurateur fait ce qu’il veut : il peut décider de l’appliquer la semaine ou les week-ends uniquement. Il peut aussi choisir à partir de combien de personnes inscrites sur la réservation il décide de l’appliquer. Par exemple, pour la Saint-Valentin, certains ont fixé le minimum à deux personnes. C’est vraiment au bon vouloir de chacun.
Alexandre Bonnet
Même si le système d’empreinte bancaire n’éponge pas totalement les pertes des restaurateurs, il n’en est pas moins « très dissuasif », insiste Alexandre Bonnet. À ce jour, une soixantaine d’établissements en France, dont cinq dans la capitale de la Loire, a d’ores et déjà souscrit un abonnement à Dousto. « Au global, le nombre de no-show a diminué de 60 % », félicite-t-il
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Et grâce notamment au bouche-à-oreille et à sa collaboration avec l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), l’entrepreneur compte bien poursuivre sur sa bonne lancée : « J’espère avoir dépassé la centaine d’adhérents d’ici la fin de l’année et, pourquoi pas, atteindre la barre des 400 d’ici fin 2027. »
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