Le TFC mêlé dans une histoire de politique malgré lui. Le club de football de Toulouse a réagi ce mercredi après qu’une de ses joueuses s’est retrouvée instrumentalisée sur les réseaux sociaux par Alice Cordier, fondatrice du collectif d’extrême droite Nemesis. Embourbée dans une polémique, la militante a en effet utilisé une photographie montrant la milieu de terrain Louna Lapassouse pour se défendre, ce qui n’a pas plu au club de la ville rose.

Tout est parti d’une photo publiée mardi par le journaliste Ricardo Parreira sur X (anciennement Twitter). Largement partagé, le cliché, qui daterait de 2022, montre Alice Cordier aux côtés d’un homme au visage flouté, mimant tous deux un signe s’apparentant à un éclair, souvent associé aux SS nazis.

Des faits portés à la connaissance de plusieurs députés de La France Insoumise (LFI), qui se sont empressés de réaliser un signalement auprès de la procureure de la République « au titre de l’article 40, pour apologie de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ».

« L’impunité des groupuscules fascistes a trop duré, comptez sur les insoumis pour ne rien laisser passer », a écrit l’eurodéputée LFI Emma Fourreau sur ses réseaux sociaux ce mercredi. La principale intéressée s’est d’abord défendue, prétendant réaliser le geste du groupe de rap « L’uZine », qui a depuis appelé Alice Cordier à se « trouver une autre excuse ».

Le TFC évoque une « récupération honteuse »

La militante d’extrême droite a ensuite interpellé le député LFI Thomas Portes, s’interrogeant sur ce qu’il comptait faire à l’encontre… de la footballeuse de Toulouse Louna Lapassouse. La milieu de terrain a pris l’habitude de célébrer ses buts avec un geste semblable à celui réalisé par Alice Cordier sur le cliché à l’origine de la polémique. Le TFC a immédiatement réagi, dénonçant une « récupération honteuse ».

« Ce geste, qu’elle réalise depuis de nombreuses années, représente simplement ses initiales. Les interprétations malveillantes qui circulent sont mensongères et relèvent d’une polémique indigne. Le Toulouse FC condamne fermement ces accusations et rappelle son engagement constant et sans ambiguïté contre toute forme de discrimination », écrit le club occitan. La joueuse n’a pas souhaité réagir pour le moment.