Alors que le Stade Toulousain est
éclaboussé par plusieurs affaires liées au Salary Cap, les
dirigeants de la formation de Haute-Garonne ont décidé de passer à
l’attaque en contestant certaines dispositions prises par la
LNR.

Après la défense, le Stade Toulousain est décidé à
passer à l’attaque.
Au cours des dernières semaines,
plusieurs affaires ont écorné l’image du club champion de France en
titre. Il y a tout d’abord eu la polémique autour de Melvyn Jaminet
et de la société Pacific Heart qui a coûté deux points au
classement aux hommes d’Ugo Mola. Il y a ensuite eu une
polémique autour des contrats d’image concernant Antoine Dupont ou
Anthony Jelonch
avec une amende qui a été payée par le
club de Haute-Garonne. Selon les informations du quotidien Le
Figaro, Didier Lacroix et les dirigeants des Rouge-et-Noir ont
récemment adressé via leurs avocats une demande très claire à la
Ligue Nationale de Rugby (LNR).

Celle d’abroger purement et simplement certaines des
dispositions régissant le Salary Cap
imposé à l’ensemble
des clubs du Top 14. Des contestations qui concernent «
l’indépendance de l’organe de contrôle » mais également « la prise
en compte des sommes versées aux joueurs par des partenaires du
club » ou encore « l’intégration des indemnités de transfert » et «
certaines obligations de transparence ». Pour plaider sa
cause, le club toulousain affirme que les règles mises en place par
la LNR pourraient nuire aux clubs tricolore à l’échelle
européenne
. Un courrier qui a appelé une réponse de
l’instance dirigeante du rugby professionnel français. Ainsi, cette
dernière a pris « acte de cette démarche », ajoutant qu’elle
défendra « ce cadre avec sérénité et détermination » en s’appuyant
notamment une une décision du Conseil d’Etat remontant à 2020.

La LNR rappelle les fondements du
Salary Cap

La LNR a également tenu à rappeler que le Salary Cap en vigueur
depuis 2010 est « un choix collectif des clubs
professionnels et des parties prenantes de la Ligue, afin de
garantir l’équité sportive et la soutenabilité économique du
modèle
». Un cadre réglementaire qui est appelé à évoluer
dès le début de la saison prochaine avec une augmentation de
l’enveloppe allouée aux clubs, un élargissement des effectifs
au-delà des 35 contrats professionnels actuellement autorisés ou
encore une dégressivité des « crédits internationaux » permettant
aux clubs sollicités d’augmenter le plafond de leur masse
salariale. La balle est désormais dans le camp de la
LNR
, qui a un délai de deux mois pour répondre aux
demandes du Stade Toulousain avec le Conseil d’Etat qui pourrait
être saisi s’il devait y avoir une contestation.