
Voilà plusieurs semaines maintenant que le palais de Buckingham a annoncé le voyage officiel du roi Charles III et de la reine Camilla aux États-Unis, en avril prochain. Si ce déplacement officiel devait être l’occasion pour les deux États de célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance américaine, celui-ci est désormais vu d’un très mauvais œil par les Britanniques.
C’est l’un des voyages officiels les plus attendus de l’année. En avril 2026, le roi Charles III et la reine Camilla seront reçus par le président et la Première dame des États-Unis afin de célébrer l’amitié entre les deux pays ainsi que le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Malheureusement, les dernières offensives menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ainsi que les propos de Trump à l’égard du Royaume-Uni, et surtout du Premier ministre Sir Keir Starmer, ont transformé cet événement propice à la célébration en rencontre à absolument éviter, selon les Britanniques. Agacé que l’Angleterre, comme l’Espagne, n’ait pas autorisé l’utilisation de ses bases pour mener une action militaire contre l’Iran, Donald Trump s’est montré plus que critique envers le chef de l’exécutif anglais… qu’il n’a cessé de piquer tout au long de ces derniers mois. Et pour les Britanniques, c’en est trop : le mari de Melania Trump a dépassé les bornes !
N’en déplaise à Donald Trump, selon les résultats d’un récent sondage relayé par le Daily Mail, près de la moitié des Britanniques est fermement opposée au conflit iranien contre à peine un quart de la population qui y est favorable. Nos confrères rapportent également que le «populisme nationaliste radical» du président américain et ses éventuelles conséquences sur le Royaume-Uni inquiètent grandement les Anglais. Par conséquent, ces derniers estiment que le roi Charles III ferait mieux de renoncer à cette visite afin de ne créer aucun amalgame quant au positionnement du pays dans ce conflit, mais également pour rappeler à Donald Trump, décrit comme un véritable «électron libre», que les propos qu’il a tenus à l’égard de Sir Keir Starmer ont des conséquences.
Le roi Charles III : un membre du Parlement le somme d’annuler son voyage aux États-Unis
Du côté du Parlement britannique, certains ont également fait part de leurs réticences à l’idée que le roi d’Angleterre maintienne son déplacement aux États-Unis. C’est notamment le cas d’Ed Davey, chef du parti libéral-démocrate. Selon Reuters, l’homme politique a explicitement demandé l’annulation de ce déplacement, estimant que celui-ci représenterait un «énorme coup diplomatique» pour un président qui «insulte et porte atteinte à notre pays de manière répétée». Mais le Premier ministre et le gouvernement ne seraient apparemment ni impressionnés ni convaincus par les déclarations du parti libéral-démocrate. Affaire à suivre…
Article écrit avec la collaboration de 6Medias.