DÉCRYPTAGE – Initialement destinée à redistribuer les biens saisis après la révolution islamique, cette organisation s’est transformée en un mastodonte économique au service de l’homme le plus puissant du pays. Une montagne d’or évaluée à 95 milliards de dollars en 2013.

Nous avons détaillé, dans nos colonnes, l’«empire» financier contrôlé par Mojtaba Khamenei à l’étranger, composé de manoirs et appartements à Londres, d’hôtels de luxe à Majorque et Francfort et de comptes en banque bien garnis. En réalité, ce portefeuille est un hochet. Il pèse bien peu à côté de Setad, le pactole dont le nouveau guide suprême d’Iran hérite de son défunt père, l’ayatollah Ali Khamenei. Cette organisation initialement destinée à redistribuer aux plus démunis les biens saisis à partir de 1979 s’est transformée au fil des années en un mastodonte économique au service de l’homme le plus puissant du pays. Un conglomérat opaque, bâti en grande partie sur des expropriations.

C’est une longue et minutieuse enquête de Reuters  en trois volets qui, en 2013, a mis au jour la profondeur de l’emprise de Setad – et donc d’Ali Khamenei – sur l’économie iranienne. En plus d’un épais portefeuille d’actifs immobiliers, Setad détient des parts dans tous les secteurs ou presque de l’économie…

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Le Figaro

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